Que savons nous de ce qui est ?

Qui sait ce qu’il est avant d’être ? De ce moment qui décida de ta venue dans ce corps périssable alors que tu étais dans un corps immortel ? faut le faire, faut imaginer cette chose assez invraisemblable qui se trame dans notre esprit supposé de lumière, venir sur terre, dans cette obscurité, cette épaisseur et solitude, des êtres séparés, coupés, divisés et donc la proie de multiples errements et souffrances, pourquoi ? d’où pourrions nous venir si ce n’est d’une unité fondamentale consubstantielle à ce que désormais nous nommons le divin ? Bizarre voyageurs que nous sommes, compliqués, mettant en œuvre des foultitudes d’expériences comme si nous avions omis quelque chose d’essentiel quand nous étions « uns » fusionnés avec l’un, et désormais faisant deux. Serions-nous simplement comme ces globules cherchant à se reproduire mais pour cela devant accomplir par eux-mêmes tout ce processus reproducteur créateur ? comme si cela se faisait ex nihilo. Ou presque. Il ne nous reste rien de tangible, rien de concret, que des formules ou hypothèses douteuses, des éléments de langage balbutiant, des hasards, quelques signes vite oubliés, puis si d’aventure tu perçois la terre comme un grain de poussière perdu dans son cosmos, tu imagines bien comme tu es si peu. Mais ça ne t’empêche pas d’avoir mal cependant, malgré cette réduction absurde dans le zéro. Sans doute que vers le zéro ça tend vers l’infini, sans jamais l’atteindre.et que vers l’infini, non ça ne tend pas vers zéro. Comme quoi les bornes ne sont pas les mêmes à chaque bout.

La totalité est folle, de vouloir à tout prix s’affronter à ce qui n’est pas, et ainsi ne se laisse pas abattre par l’insignifiant.

Tohu Bohu

Échouer si près du but, ce serait horrible.

Le but ? Tout le monde semble si buté.

Oui, tout le monde campe sur ses positions. Personne ne lâche du lest. Les uns s’agrippent à leur étoile, les autres à leur classe ou leur caste, un autre fixe la croix ou psalmodie des chants assassins. Bref, le monde se dévore au nom d’un même Dieu que personne ne voit plus ou n’a jamais vu. Et pour cause. Comme tout le monde, il fuit les lieux maudits.

Personne ? Si, tout de même, mais ce n’était pas des hommes ordinaires et on ne les a pas compris. On a fondé des religions qui par leurs mots, obligatoirement furent en opposition les uns les autres .

L’opposition, la différence, qui devaient enrichir la connaissance sont venues faire obstacle à la compréhension et finalement nous montrent une chose : la faillite des hommes livrés à leur seul jugement .

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est simple. Tout est lié. Le jugement, le regard de l’un est fonction du regard de l’autre et tout être est lié. Il appartient à la vie. Étant coupé, il appartient à la mort.

Entendez-vous ?!

Si vous vous entendez, vous entendez le nom du Dieu de l’autre, de même le vôtre. Sinon, même celui-ci vous laissera tomber. Il peut ça. Et vous passerez inaperçu .

Dieu partagé. Terre partagée. C’est la justice.

La guerre, comprend qui veut, c’est le chant du tréfonds , des entrailles de la Terre. Ce n’est pas à voir sous l’écorce terrestre , mais dans le fond sub-matériel, inférieur, les enfers. La guerre et la sexualité ont une base viscérale identique. Mars et Vénus .

Rien à craindre des enfers. Suffit de ne pas accorder une importance exagérée à leur voix.

Et surtout tourner son regard vers le haut, ainsi tout enfer est sans effet.

Ceux, qui comme Orphée, jésus, etc. les ont franchi ont accompli leur travail salvateur.

L’humanité « ordinaire », non spécialisée, non initiée ou non informée n’a pas à y aller. Si elle y tombe, y succombe, atrocement, sans que ce soit de sa faute, elle sera toujours délivrée. Les humains normaux n’ont donc pas à s’en pré-occuper.

Il suffit qu’elle vive sur terre la loi d’amour.(ex: Jésus ) qu’elle respecte la loi humaine si elle ne contrarie pas la loi divine, (ex : Moïse), qu’elle vive l’Esprit de la Lettre des textes sacrés de partout.

Et connaisse le chant du Tohu-Bohu .C’est la voix de la Terre ; et si vous aimez la musique, il y a un chant aborigène d’australie qui fait « chanter » ce MOT à leur instrument ; comme quoi, il n’y a pas que chez les hébreux qu’est apparue la « notion de chaos « .

Le but ? C’est un bon début : tou-bou. Tout de boue… alors debout… par les deux bouts … « parle debout » …