hé, gregore, quelle déconfiture.

Les gens t’aiment bien quand ils peuvent te récupérer, te faire accepter leur croyance, ou leur foi, que tu n’es pas un élément contrariant leurs désirs, la base sur laquelle ils pensent reposer, cela ruinerait leur certitudes, et remettrait la légitimité de leur vérité en cause, de ce qu’ils pensent comme étant vrai, qui n’est pas faux, non plus. Ils ne peuvent pas faire autrement, à leurs yeux tu restes un profane, un mécréant, un pauvre diable égaré, même pas un hérétique. Non, si tu penses à ta guise, tu n’es qu’un égo centré.
Ceux-là ignorent d’où tu tires tes leçons, perçues comme sorte de chaos infect et tourmenté, du verbiage rocailleux, sans fondement. Pendant que des princes enjolivent les temples, les palais et les mosquées, ils lavent ainsi leurs crimes dans des beautés. Non que ces œuvres soient à rejeter, puisqu’elles témoignent d’un passé. Et des talents.
Les gens aiment bien que tu adores les mêmes dieux qu’eux, les dieux dans lesquels ils se sentent inclus, étant dieux eux-mêmes dans ce dieu ( ou ces vérités), te renvoyant dans l’erreur si tu n’adhères pas au discours acceptable. Mais ils sont tolérants. Ils te laissent à distance, au fond, sans vraiment vouloir savoir de quoi il s’agit,
Voilà en quoi consiste l’esprit des religions*. Ce qui se retrouve ensuite dans les groupes, les clubs, les partis, les communautés cloisonnées. Est-ce le seul Ordre possible des humanités ? Le seul faisant autorité, qui ne t’autorise pas à penser selon ton propre jugement, à dire non plus, ou apporter des éléments nouveaux perturbant les anciens. Si peu en vérité, tellement conciliant. Mais tu n’as guère le droit de dire non. Tu n’as que celui de dire amen.

Si tu es, ça suffit.
La particule sait en même temps sa vitesse et sa position. Elle ne te demande pas de la suivre.

Admettons que tu es poussière, tu es cependant poussière unique et néanmoins semblable aux autres. Ça te va ?

Mais toi, si tu sais que Ça te conduit dans la tombe, tu as le droit de refuser. La mort ne sauve pas. Plus exactement, les morts ne nous délivrent pas de notre mort. Nous n’avons face à nous que le devoir d’être vivant. Ce qui est plus lourd que de la lumière. Du Je.

 

Mon dieu, comme ceci est peu important…

 

*ou le scientisme

Tohu Bohu

Échouer si près du but, ce serait horrible.

Le but ? Tout le monde semble si buté.

Oui, tout le monde campe sur ses positions. Personne ne lâche du lest. Les uns s’agrippent à leur étoile, les autres à leur classe ou leur caste, un autre fixe la croix ou psalmodie des chants assassins. Bref, le monde se dévore au nom d’un même Dieu que personne ne voit plus ou n’a jamais vu. Et pour cause. Comme tout le monde, il fuit les lieux maudits.

Personne ? Si, tout de même, mais ce n’était pas des hommes ordinaires et on ne les a pas compris. On a fondé des religions qui par leurs mots, obligatoirement furent en opposition les uns les autres .

L’opposition, la différence, qui devaient enrichir la connaissance sont venues faire obstacle à la compréhension et finalement nous montrent une chose : la faillite des hommes livrés à leur seul jugement .

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est simple. Tout est lié. Le jugement, le regard de l’un est fonction du regard de l’autre et tout être est lié. Il appartient à la vie. Étant coupé, il appartient à la mort.

Entendez-vous ?!

Si vous vous entendez, vous entendez le nom du Dieu de l’autre, de même le vôtre. Sinon, même celui-ci vous laissera tomber. Il peut ça. Et vous passerez inaperçu .

Dieu partagé. Terre partagée. C’est la justice.

La guerre, comprend qui veut, c’est le chant du tréfonds , des entrailles de la Terre. Ce n’est pas à voir sous l’écorce terrestre , mais dans le fond sub-matériel, inférieur, les enfers. La guerre et la sexualité ont une base viscérale identique. Mars et Vénus .

Rien à craindre des enfers. Suffit de ne pas accorder une importance exagérée à leur voix.

Et surtout tourner son regard vers le haut, ainsi tout enfer est sans effet.

Ceux, qui comme Orphée, jésus, etc. les ont franchi ont accompli leur travail salvateur.

L’humanité « ordinaire », non spécialisée, non initiée ou non informée n’a pas à y aller. Si elle y tombe, y succombe, atrocement, sans que ce soit de sa faute, elle sera toujours délivrée. Les humains normaux n’ont donc pas à s’en pré-occuper.

Il suffit qu’elle vive sur terre la loi d’amour.(ex: Jésus ) qu’elle respecte la loi humaine si elle ne contrarie pas la loi divine, (ex : Moïse), qu’elle vive l’Esprit de la Lettre des textes sacrés de partout.

Et connaisse le chant du Tohu-Bohu .C’est la voix de la Terre ; et si vous aimez la musique, il y a un chant aborigène d’australie qui fait « chanter » ce MOT à leur instrument ; comme quoi, il n’y a pas que chez les hébreux qu’est apparue la « notion de chaos « .

Le but ? C’est un bon début : tou-bou. Tout de boue… alors debout… par les deux bouts … « parle debout » …