Livrés

On ne sait jamais ce que le mot dieu recouvre dans sa totalité, on n’en connaît que des bribes, mais qui nous suffisent à faire connaissance avec soi-même et avec les autres formes vivantes, elles aussi porteuses de choses semblables.
Dieu sa personne existe autant que votre personne, c’est à dire un ensemble de Paroles, de Verbes et d’échanges, dans le sens où nous sommes ce que nous disons, le dire et l’être nous rapprochent, nous unifient, nous signifient.
Alors que l’inverse nous disloque, nous disperse dans l’insignifiance. La personne humaine est comme la personne divine, comme son germe, sa graine. Portant ses fruits.
Ainsi, dans le jardin du monde et des civilisations, on peut en mesurer les fruits toxiques, très malheureux dans ces séparations, ces manques d’amour et ces violences, l’arrogance et la bêtise malgré les montagnes de livres.
La Terre, c’est à dire l’ensemble des hommes-personnes est prisonnier d’un mensonge, d’une malhonnêteté, des forces obscures souterraines, comme des pulsions non maîtrisées qui le possèdent, comme un seul homme. Une seule entité flouée au bord d’une précipice atroce.
Certains ont les armes pour dieu, d’autres les objets issus de la technique, ces fétiches de la modernité. Ils ont remplacé la croix ou les symboles devenus creux, morts laissant pour morte l’ âme vivante.
Tout cela ne nous ouvre pas un futur heureux. Si nous ne savons ce qu’il doit être. Ce n’est pas la faute du jardin, ni du jardinier.
C’est la faute de ces pouvoirs puissants qui ont toujours voulu subjuguer et diriger les hommes sans leur rendre la lumière. Et pour cause, ils ne la possédaient pas plus qu’eux, sauf ces lumières éteintes des crucifiés, des messies, restées lettres mortes, ou rendues affadies au point de se laisser mourir pour espérer la délivrance dans ce monde pesant.
Les effets sont terribles dans ce sens où le jardin est détruit. De même que le génome naturel qui nous fut donné. Dans ce chaos des actions les générations sont pour un très grand nombre dans le coma. Livrés. Pas délivrés.
Croyant dans un système, comme si Eros pouvait se réduire à ça, de même que les vents, les courants marins, les crues, l’érosion des montagnes ou les mouvements des plaques tectoniques, comme si le moindre métal pouvait être pur et homogène. En théorie.
L’idée de dieu, l’idée de l’un pur et inaltéré est une théorie des morts, et non des vivants.

Je blablate…

Perler de Dieu sans cesse, ou l’écrire, cela ne fait vivre personne, si nous ne le pensons pas, si nous ne sommes pas dans Sa Pensée. Comme si nous n’étions pas en vérité dans son corps.
Si nous y sommes en vérité, alors là ça va.

Tohu Bohu

Échouer si près du but, ce serait horrible.

Le but ? Tout le monde semble si buté.

Oui, tout le monde campe sur ses positions. Personne ne lâche du lest. Les uns s’agrippent à leur étoile, les autres à leur classe ou leur caste, un autre fixe la croix ou psalmodie des chants assassins. Bref, le monde se dévore au nom d’un même Dieu que personne ne voit plus ou n’a jamais vu. Et pour cause. Comme tout le monde, il fuit les lieux maudits.

Personne ? Si, tout de même, mais ce n’était pas des hommes ordinaires et on ne les a pas compris. On a fondé des religions qui par leurs mots, obligatoirement furent en opposition les uns les autres .

L’opposition, la différence, qui devaient enrichir la connaissance sont venues faire obstacle à la compréhension et finalement nous montrent une chose : la faillite des hommes livrés à leur seul jugement .

Qu’est-ce que cela signifie ? C’est simple. Tout est lié. Le jugement, le regard de l’un est fonction du regard de l’autre et tout être est lié. Il appartient à la vie. Étant coupé, il appartient à la mort.

Entendez-vous ?!

Si vous vous entendez, vous entendez le nom du Dieu de l’autre, de même le vôtre. Sinon, même celui-ci vous laissera tomber. Il peut ça. Et vous passerez inaperçu .

Dieu partagé. Terre partagée. C’est la justice.

La guerre, comprend qui veut, c’est le chant du tréfonds , des entrailles de la Terre. Ce n’est pas à voir sous l’écorce terrestre , mais dans le fond sub-matériel, inférieur, les enfers. La guerre et la sexualité ont une base viscérale identique. Mars et Vénus .

Rien à craindre des enfers. Suffit de ne pas accorder une importance exagérée à leur voix.

Et surtout tourner son regard vers le haut, ainsi tout enfer est sans effet.

Ceux, qui comme Orphée, jésus, etc. les ont franchi ont accompli leur travail salvateur.

L’humanité « ordinaire », non spécialisée, non initiée ou non informée n’a pas à y aller. Si elle y tombe, y succombe, atrocement, sans que ce soit de sa faute, elle sera toujours délivrée. Les humains normaux n’ont donc pas à s’en pré-occuper.

Il suffit qu’elle vive sur terre la loi d’amour.(ex: Jésus ) qu’elle respecte la loi humaine si elle ne contrarie pas la loi divine, (ex : Moïse), qu’elle vive l’Esprit de la Lettre des textes sacrés de partout.

Et connaisse le chant du Tohu-Bohu .C’est la voix de la Terre ; et si vous aimez la musique, il y a un chant aborigène d’australie qui fait « chanter » ce MOT à leur instrument ; comme quoi, il n’y a pas que chez les hébreux qu’est apparue la « notion de chaos « .

Le but ? C’est un bon début : tou-bou. Tout de boue… alors debout… par les deux bouts … « parle debout » …