Le temps normal est un temps sans dieu, un temps strictement humain, c’est à dire mélangé de biens et de maux qui s’affrontent et nous déchirent, jusqu’à l’apparition, la venue de Dieu.
Cela se conçoit, plus facilement qu’on pense : Sous la pression des maux et souffrances, des folies et des désordres « normaux » du fait de l’anormalité humaine, qui ne sait plus où se tourner pour résoudre ces maux, On fait appel au plus grand possible et pensable.
Jusque là, tout va bien. La présence christique accomplit sa mission, nettement supérieure à nos croyances ou nos raisons. Tout cela se passe dans des nœuds singuliers de nos histoires et ne laisse pas à proprement dit de traces historiques, mais autre chose de très délicat à exprimer, et que nous voudrions saisir une fois pour toutes.
Mais non ça ne marche pas ainsi.
Nous retrouvons notre humanité normale, c’est à dire livrée à ses erreurs, ses lumières, ses doutes, ses craintes, et luttes obligées qui nous forment. Mais une humanité à qui il reste des échos puissants et qui veulent l’imposer comme unique vérité objective.
Ce qui est censé être bien se transforme en mal atroce.
On n’en sort pas.
Eh oui difficile de rester lucide avec tout ça.
Il faut prendre beaucoup de recul et s’accorder une pause pour mieux décanter et non pas déchanter…