Ce démon du pouvoir, de la possession, comme un loup posé sur les yeux. Signe de la condition humaine retenue dans les limites étroites d’un corps microscopique qui se souvient de sa grandeur.
Démon qui emprunte tous les outils possibles pour asseoir sa domination dans le monde. Et une certaine vengeance vis à vis de cette déchéance, de cette réduction à cet état minimal, animal.
Animal pensant mal.
Oublieux de la Nature de la Pensée, voulant s’en approprier la source, sans en connaître l’origine ou le chemin.
Posture d’orgueil immense. Disproportionné. Démesuré. Transgressif.
À tel point qu’il arrive à nous faire croire que c’est la seule façon de vivre et de rendre la vie ordonnée.
Dans ces conditions nous sommes des moutons privés de parole.
C’est à dire que nous avons perdu la mémoire de cette ordonnance naturelle, et n’entendons que les bruits négatifs que nous prenons pour vrais et bons.
Il manque…
Qui sait
Il n’y a pas des millions de possibles. Il n’y a que deux choses, deux choix. Ordre ou désordre, Vivre ou mourir, Aimer ou haïr.
Il est difficile de passer à l’autre choix, sans se détruire, puis se reconstruire sur une nouvelle base.
Comme dans un système de croyances, si tout s’effondre, pour une raison quelconque, on repart de rien et on se reconstruit avec peine si cela s’avère possible. Quand tout s’effondre tout nous emporte et nous ne pouvons plus vivre.
C’est pourquoi il y a des ennemis, ayant opéré des choix autres. Le défaut du monde c’est de toujours vouloir que l’autre se plie à ce que l’on est, pense ou fait. Puisque la reconnaissance n’est pas effectuée, il y a un sentiment de mépris, et des ressentiments comme des zones grises qui font ce monde sourd et impitoyable, dans la destruction des autres et de leurs choix autres.
Les hommes ne se reconnaissent pas les uns les autres, ou de façon très hypocrite. Ils ne reconnaissent pas non plus en eux-mêmes leurs fautes, et encore moins les dimensions d’ordre divin, et ce que cela implique. Sans cela, aucune amélioration n’est possible. On aura beau faire toutes les politiques, modifier les contextes, les bases étant sur du sable.
C’est évident qu’il y a des défauts, des orgueils, des humiliations, à tel point que des crimes abominables ont lieu.
Mais ce n’est pas justifiable.
Décrypter les temps
Pour dieu tout est résolu. S’il est, il sait ce qu’il a à faire, s’il est néant, s’il n’est pas, il n’y a rien à faire. Dans tous les cas dieu dans sa vie propre se serait résolu s’il était un problème. L’univers, mieux que nous retrouve son harmonie. Par contre le problème reste entier pour nous, dans ces désordres où le monde se broie.
Difficile de dire que nous ne sommes que néant, ou que nous sommes pleinement dans l’être. Difficile aussi de constater combien notre existence est insignifiante, et remplie de signes de toutes sortes. Comme si l’Univers nous mettait au défi de trouver des réponses. Choisir entre le noir et le blanc.
Songer au néant, de façon catégorique, c’est lourd. Aussi lourd que d’envisager une existence à l’échelle des univers.
Sans aller chercher au-delà ce qui est ici, le problème des hommes est humain, avant de penser aux plans divins.
Les messages et les sagesses de partout et de tous temps, se complètent les uns les autres, et si les hommes tuent à cause de cela, en voulant imposer ce qu’ils pensent comme vérités uniques, qu’est-ce qui peut se produire, sinon une immense souffrance ? Ceci fait justement que nous sommes le problème non résolu à l’échelle des univers.
Comment pourrions-nous aller vers la vérité ou une vie meilleure dans les conditions atroces. Demi-vérités ou vérités relatives, formes idolâtres, superstitions, fanatismes, crimes, et abrutissement généralisé, il n’y a plus aucune lumière qui passe, il n’y a que des cadavres.
Tout ça pourquoi ?
Un univers sans dieu est sans intérêt, de même qu’un corps sans moi. Mais ce moi sans toi est sans intérêt. C’est comme un moi sans dieu.
Nous sommes Un corps multiforme avec tous les moi qui l’habitent, et y évoluent. Évoluant vers Dieu, redonnent vie à leur dieu. L’affaire est loin d’être entendue. Vous le savez, les esprits sectaires ne songent qu’à écraser leurs ennemis.
Nous sommes un problème pour « Dieu », comme un père qui voit ses enfants se perdre. Et qui se perd dans cette perte. perdant sa vie.
C’est en vertu de cela que se met en œuvre tout ce processus d’une intense complexité, surnaturelle. Comme un réflexe de survie d’un corps affecté par ses propres poisons.
Il faut qu’au bout de notre vie nous trouvions autre chose que cette mort.
Et cela n’est possible ou pensable que selon nos dispositions actuelles supportées, ou non.
On ne peut pas dire ou croire que la mort n’est rien. Elle est toujours la mort de quelqu’un qu’on aime. Et en même temps la nôtre. d’autant plus dramatique si nous ne savons où nous rendre vivants.
Celui qui meurt, quitte aussi ceux qu’il aime.
Mais si au cours de cette vie, de ce temps d’existence, il a fait connaissance et aimé sans partage, il retrouve tous les vivants. L’esprit n’est plus déchiré.
Dans ces conditions là, ces pensées mesurées, notre temps d’existence prend l’ampleur d’un autre temps plus vaste. Et supportable.
Cela s’est imposé.
Je me demandais pourquoi j’écris. C’est comme ça, ça s’est imposé, sans trop savoir pourquoi. Pour savoir ce que je pouvais penser ou formuler en moi-même, c’est à dire que je m’écrivais, en quelque sorte, par souci de clarifier ces choses en moi. Et puis, à la longue, à force de puiser, on est bien obligé de se rendre à l’évidence que la source est extérieure à soi. Et que selon nos dispositions nous pouvons soit la rendre pure soit la souiller.
Ce fut d’abord de multiples exercices, qui s’affinent, et fluctuent selon les lectures, les événements, les recherches, en soi et dans le miroir.
C’est du même ordre que cette sculpture qui s’est imposée.
Tout cela me fit du bien dans un monde qui en manque.
Le sentiment du beau que l’artiste essaie de rendre, a pour fonction de faire du bien, comme celui qui fait du bon pain, ou de bons légumes.
Nous pétrissons notre farine, de terre, de bois, de pierres, ou de mots, de telle sorte qu’elle sorte de terre, et nous apparaisse.
T riche
Que faire de ces richesses ? à qui pouvons-nous les rendre ? si l’homme est pauvre il appauvrira la richesse, sans rien enrichir. Les richesses doivent revenir à ceux qui sont riches et enrichissent le royaume. Cela fait que nous pourrons y remonter nos mains chargées de trésors. De fait les univers se renforcent vers le vivant et non vers la mort.
Evidemment il s’agit du spirituel. Tout se clarifie. Les univers ont besoin d’une précision impeccable pour pouvoir s’édifier, se maintenir, et puis croître.
Paradis
Ouï
Croyez vous que vos instruments entendent mieux que vos ouïes les brouhaha et les tohu-bohu des pierres noires et des blanches qui se frottent et se cognent dans nos os
Que vos ordinateurs conçoivent la moindre conception de l’ordure des formules chimiquement pures
Que la terre et le ciel enterrent la mémoire morte dans le désert de l’oubli
Et que vous auriez la moindre chance de survie si l’Eve de votre Père gît dans le tréfonds ténébreux de la haine et l’oblige à revenir parmi nous fouiller dans la cendre ?
Laissant son royaume vacant, ses univers en ruine d’un absolu silence.
Cela ne peut passer.
Vous auriez perdu trace de tout réel, prisonnier de nombres irréels, aussi anéantis que
les ombres
Film du réel
C’est ainsi, en nous, en chacun d’entre nous, le pire ou le meilleur se révèlent, à l’image de Ce-Lui qui nous précède. Qui est en son lieu. Au milieu.
C’est pourquoi il faut savoir ce qu’on veut être, vers où on veut s’élever, grandir, ou inversement vers quoi allons-nous nous abîmer de façon dramatique.
Vous savez, tous les maux dont les hommes sont capables, ne peuvent qu’entraîner d’autres maux, dans un cercle vicieux affreux. Insolubles. révoltants, comme un échec du Divin.
Inverser ce processus négatif et désespérant, n’est initialement possible que si nous y croyons, et si nous entrevoyons des issues en nous-mêmes. qui ne peuvent avoir eu lieu que par la providence ou la grâce.
Ensuite, ce futur totalement autre, ne tient qu’à nous, notre volonté. cela ne tient pas tellement à nos mots, qui restent relatifs et sujets à caution.
Comprenez que c’est votre dieu en vous qui se joue sur Terre.
Nous avons vu de très beaux films, très touchant. Où le pire côtoie le meilleur
petits bruits
Serions nous nés du Soleil
Qui se réchauffe
Quand on lui parle ?
La masse disparue à la vitesse d’une pensée
La vocation poétique n’est-elle pas de renverser la nuit ?
De même que ces joueurs de flûte arrondissent
la pointe des épines.Comme tout est étrange.
Si fragile.
La parole, la pensée volatile des nuages.
C’est une question d’assise
afin de bien voir par delà la montagne sidérante.