Celui qui vint sur terre pour limiter ces excès et pour restituer les lumières manquantes, n’est pas trop bien vu par ceux qui sont dans les habitudes de leurs plaisirs et dont ils ne prennent pas la mesure des effets, dans cet ordre boiteux, considéré comme normal. Bousculant l’ordre il fait figure de diable. Il oblige à penser autrement, à agir autrement et renverser ces habitudes, que nous pouvions croire inoffensives ou anodines. Comme des maux bénins.
Ce n’est pas ainsi. Il n’y a pas de petits défauts, il n’y a que des failles qui sont nos faiblesses, amplifiant notre déroute par manque de connaissance, dans une sorte d’inertie collective. Malgré les bonnes intentions, et la relative innocence.
Bref, si nous voulions nous rendre au sommet, c’est sans aucune faute.
Nous avons du mal à accepter ça, une perfection qui nous oblige à choisir.
C’est dans ce sens qu’un messager est aussi bouc émissaire. Nés sur terre, nous nous accomodions de cette existence. Et voilà qu’un intrus vient nous rappeler que nous ne sommes pas d’ici.
Hormis ce fait là, il y a cet autre fait. Commettant des méfaits les hommes finissent par affecter les autres lieux vivants des univers.
C’est très bien raconté dans Job.