It is not a Joke

Nous ne pouvons penser le néant, mais penser que l’être puisse se réduire à néant, que la vérité puisse être anéantie. Rendue à n’être rien, et nous emporter dans ce rien. Ce serait un très mauvais signe. C’est exactement comme s’il n’y avait strictement personne. Ni ici ni ailleurs. Ce serait absolument stupide, trop bête, quel gâchis d’existence. Tout ce temps de vivre qui disparaîtrait. Non ce ne sera pas comme ça. Personne ne le souhaite vraiment, même s’il y a du monde à vouloir oublier. Et ne plus souffrir pour rien.

La vie naturelle suit son cours, et lutte pour se maintenir en vie. Nous faisons la même chose malgré ces éléments et forces contraires qui nous accablent ou nous désespèrent. Nous semblons dépassés par les événements, sans pouvoir y faire grand-chose. Certains espèrent qu’en prenant le pouvoir ils vont pouvoir inverser le cours sinistre du monde et réparer les dégâts. Nous voudrions modifier les conditions présentes, ce qui procède d’une bonne intention. Comment allons nous y prendre ? Est-ce en votant pour x ou y ?

Et si la foule des z, ou des lambda ne suit pas ? Ou n’entend pas, ou pire, n’est pas entendue ? Si elle n’est pas suffisamment éclairée et porteuse d’une bonne inspiration, et de sa liberté, ou de ses amours, que sais-je encore ? Si elle s’enferme dans des positions dogmatiques, matérialistes ou spiritualistes, ou scientifiques, sans prendre conscience ou sans avoir connaissance des plans supérieurs, ou plans de dieu ( symboliquement) des plans et pouvoirs magique dont chacun dispose et que tout le monde ignore.

Voyez, la volonté, la pensée, l’esprit, tout cela est partout, en tout, en toutes choses. Tout suit son mouvement sans problème. Mais nous, nous sommes quelque peu situés dans un autre « Esprit », si je puis dire. Comme si nous l’avions perdu. Il n’y a pas spécialement de folie dans la nature, obéissante. Nous, nous avons transgressé, accumulé des sommes de transgression, par tout, en tous genres. Nous en avons oublié ce que nous étions dans notre intime réalité. Nous sommes en rupture. Ceci, plus ou moins, et plus ou moins de même, nous voudrions nous reconstituer, retrouver cette unité d’être et de toutes choses. Là encore, c’est mélangé, il y a des bonnes volontés et des mauvaises. Des bons esprits et des mauvais. De la lucidité et des aveuglements.

Ces transgressions ne sont pas nécessairement mal en soi, dans la mesure où nous en tirons des enseignements, et que nous ne nous enfonçons pas dans des conditions irréversibles. Comme des malédictions d’où nous ne nous en sortons pas et l’aggravons.

Prenez le cas d’un hasard extraordinaire, une improbabilité. Vous verrez peut-être que cet esprit qui vous a guidé vers ce hasard et cette coïncidence est votre Esprit.

Ou l’Esprit qui vous y a Guidé.

Dans la foule des événements du monde, des positifs et des négatifs, pensez vous donc que l’Esprit qui les inspire s’en soit retiré ? Ou ne puisse pas interférer avec votre esprit ? Vous faire faire des bonnes choses pour vous épargner ou des mauvaises pour vous faire tomber.

Savoir donc pourquoi et pour qui nous entendons ou non, obéissons ou transgressons.

Les animaux, ou plantes n’ont aucune « idée » de la transgression ou de l’obéissance. Elles sont dans leur Nature. Nous, nous avons égaré la notre.

Ceci pour quelque chose de très grand en Vérité, nous concernant tous.

L’ issue de secours

Admettons que la Nature n’existe pas, comme le prétend un certain anthropologue connu, qu’il n’y ait que de la culture. Les vivants qui nous précèdent ayant cultivé leur existence, nous cultivons la nôtre, sans savoir laquelle serait la meilleure possible pour nous. Notre culture aurait un sens, celui de nous conduire vers ce que nous aimons ou adorons, et qui nous satisfait. Ce qui est plutôt mal en point dans les conditions, passées et celles qui se présentent, nous sommes tellement bousculés et la proie de bien des choses qui nous rendent malheureux, et frustrés. C’est un trait humain de ne jamais se satisfaire de ce qu’il possède, de ce qu’il jouit, ou des questions et réponses qui se présentent à lui. De même que son état de santé très souvent maladif l’oblige à chercher des remèdes pour ne pas souffrir excessivement ou mourir. Nous avons construit des cités pour cela, des lieux où se concentrent tous les arts et les métiers, les architectures et les systèmes structurés afin de pouvoir nous mettre à l’abri, et répondre à nos besoins illimités. Cette soif de connaître est sans limite. Nous ne voulons pas demeurer dans l’ignorance. Nous aurions ce sentiment d’être dans la pauvreté, dans le dénuement et réduits à l’impuissance.
Si la Nature n’existe pas, néanmoins nous savons que la Terre existe. Nous ne connaissons qu’elle de façon certaine. Tout comme nous savons qu’un jour notre corps sera dissout dans le corps de la terre, ou en cendres. Serait-ce le Tout de l’aventure humaine et de sa pensée, de ses amours et de ses peines, des efforts qu’il a fourni pour se retrouver mangé par les vers, sans en savoir plus de l’au delà de la terre, ou de l’univers, ou de sa mort. De la mort même qui n’épargne rien ni personne, ceci du moindre atome jusqu’aux naines blanches ou galaxies.
Prenons la Terre, elle se découvre de jour en jour. On sait que ce n’est pas tout à fait un simple matériau inerte, comme le serait un navire perfectionné, avec ses soutes et ses moteurs, un vaisseau spatial complexe, suivant une trajectoire automatique, et rien que cela. On peut dire, par ailleurs que la terre est immobile dans un ensemble mouvant. Même si cette immobilité n’est qu’apparente, on voit bien que sur la terre tout est en mouvement, les airs et les vents, marées, tempêtes et montagnes, hommes et bêtes qui vont en tout sens de même que les plantes qui ne cessent de se mouvoir. On dirait alors que l’ensemble est animé. Que cette inertie n’est qu’une apparence, ce qui nous indique que la Terre est aussi dans un mouvement céleste. Mais dont la destination n’est pas très importante. Ce serait comme lors d’un bal, on danse, on tourne, on s’amuse et cela nous rend heureux. Et qu’il y a du monde au Bal. Toutes sortes de masques, et de personnages qui se révèlent. De telle sorte qu’ayant cultivé toutes ces choses nous trouvons la nature humaine, de même tout ce qui l’a composée.
Terre vivante et non Matériau inerte, univers vivant également, d’une autre vie que la nôtre.
Que feront alors ces forteresses et smart city de nous-mêmes, de nos amours, et de notre bonheur, à quelle guerre se livreront elles dans leurs forteresses de métal et de verres, ces navires débordant des pillages et des esclavages, des souillures qui tuent à la fois les hommes et la nature ? Et pourquoi se livrent elles à ces guerres, pour défendre quelle Vérité ? Et réduire les autres à néant.

Ce n’est pas dans le corps.

On ne peut pas vivre si on est effondré dans son Je, dans cette image de soi, ou plus exactement dans son dieu. Dieu qui nous donne à vivre parce qu’il est en soi, en nous, dans cette relation qui le rend vivant. Cela revient à dire qu’on ne peut pas vivre hors de la vérité, sauf un temps, mais qui finit toujours par nous rattraper et nous faire tomber, succomber sous le poids des erreurs, des mensonges, des contre-vérités, des mensonges des intérêts divergents, des compromis, et de bien d’autres facteurs qui minent les individus et les groupes. Ce qui a pour effet de faire tomber tout le monde. Comme lorsque nous avons perdu tous nos repères, cette identité. Mais attention, celui qui veut fixer son je ou sa nation une fois pour toutes, risque aussi de chuter, par rigidité et manque d’ouverture d’esprit.

Il y a des éléments pernicieux dans le langage, dans le logos, ou dans les mots. Des choses qui ne sont jamais dites parce qu’elle sont difficiles à exprimer, ou même qui peuvent s’avérer indicibles. C’est le rôle du poète, de l’art, ou d’Isis de reconstituer les morceaux épars d’ Osiris. Exceptés ses parties génitales, ou ce feu du Désir. D’autres diraient de la foi.

Cultiver la flamme, rendre grâce, c’est à soi seul que cela incombe. À notre seule volonté.

Ce qui est terrible c’est quand on est confronté à des forces assassines, et qu’on défaille, comme celui qui fut abandonné par son Père, qui n’a pas tenu face aux démons déchaînés, tellement violentes qu’elles ne lui laissèrent aucune chance. Ceci est contradictoire avec la doxa admise, du salut par le sacrifice d’un Fils. Non, je n’ai pas changé d’un iota dans ma lecture des événements, anciens et encore d’actualité, qui se répètent en boucle.

Il y a des choses qu’on n’oublie pas. Elles remontent à la surface.

 

L’alarme aux oreilles des élus défaits.

Je voterai pour celui qui prend soin des papillons, de toutes ces chaînes de vie sauvage en péril, arbres, arbustes, arbrisseaux, fleurs au bord du chemin, aulnes, saules et sureaux qui courent le long des ruisseaux, fossés où vivent les dernières grenouilles, bois qui se débattent dans la solitude et le désordre apparent, comme tous les champignons inutiles, et les vieux châtaigniers. Je donnerai ma voix à tous les dauphins et les baleines qu’on assassine, comme ce cerf si majestueux sacrifié pour satisfaire la méchanceté des commanditaires du crime de la terre. Ma voix aussi pour ceux qui renoncent à la puissance des machines et donnent sans calculer. Ceux qui pensent à l’innocent avant le coupable, qui pardonnent avant de juger. Ceux qui savent que la vie est un grand mystère insondable inspirant un profond respect. Ceux qui s’inclinent au pied des gens qui souffrent, et les soutiennent dans leurs combats quotidiens, leurs défaites et leurs malchances, qui se réjouissent aussi de leurs bonheurs.

Mais ma voix compte pour si peu, dans ce bruit infernal, cet abandon.

Les hommes sont ainsi. Le maître parlait en sourdine, dans cette assemblée de gens instruits, on aurait qu’il chuchotait des vérités si fortes qu’il n’osait à peine les prononcer à voix haute, mais cherchait simplement à se faire entendre de ceux qui eurent encore des oreilles. Que faut-il crier pour que les sourds écoutent ?

Je voterai pour celui qui se place en dernier. Comme doit le capitaine quitter le navire naufragé, sans succomber avec l’équipage et les passagers. Il faut que ce cri là, qui est celui qui traverse les âges, soit entendu jusqu’en Chine et au-delà. C’est la Terre qui crie. Et par les larmes des justes et leurs silences, leurs désarrois, lancent les alarmes, pourquoi ?

Je vote pour celle qui voit le néant sous ses pieds. Lucide.

Je cherche

Nous étions quelque part au milieu d’anges heureux. Des trompettes ont sonné comme des cris d’alarmes au fond d’un bois, cris de malheurs et désespoirs, d’amour aussi, d’appel et de besoin d’amour, besoin de vivre et de savoir, de poursuivre l’aventure de son sang. Nous sommes venus en nombre, non comme des visiteurs intrus et voyeurs, mais soucieux de cette tragédie perpétuelle ayant lieu sur cette scène de larmes et de feux, et de joies.

Qu’est-ce donc cette existence terrienne si elle n’est pas reliée à cette origine qui la précède, en cette demeure où nous aspirons à revenir, ayant oublié, tombé dans un coma, inconscient et mort.

Je cherche. La terre serait la tombe des dieux déchus ? Nous aurions été chassé d’un paradis originel pour devoir retrouver dans les profondeurs obscures de la terre (ou d’autres planètes, peu importe) cette part de nous-mêmes qui nous fit défaut ?

Ou alors, il s’agit bien d’autre cause. La terre serait l’origine, la mère de l’homme et de la femme, nés des microbes et des virus, ayant évolué, devenus complexes au point d’inventer des entités divines et autres scénarios, inimaginables délires. Cela ne tient pas la route une seconde. Sans une origine au-dessus de tout ceci.

Nous serions donc des dieux déchus, ayant rompu le lien qui nous reliait au centre, nous avons rompu pour pouvoir effectuer « librement  » quelque chose sur cette terre, selon notre volonté propre, selon nos désirs, voulant nous déterminer, ou même nous créer et créer de nous mêmes, sans devoir dépendre de… même du plus grand et plus puissant des dieux. Quelle tentation d’orgueil, fallut-il pour que nous le fassions. Et pour la suite quelle série d’épreuves pour pouvoir tenir tout ceci entre nos mains.

Tenir, soutenir, se tenir tout en bas sans perdre le haut, accepter notre sort, nos idioties et défaillances, accepter les maux des uns des autres et rectifier les nôtres, aimer sans faille, évacuer la haine et l’envie de vengeance, en deux mots souffrir et apprendre la patience, durant tout ces temps.

Les dieux ou le dieu se trouve tout en bas dans l’insignifiance, dans la poussière et remonta. Mais ce n’est pas la poussière qui remonte, c’est tout de même mieux…

Si nous avions su

Voyez vous, la mort de la terre, d’une terre devenue morte à la suite d’une longue maladie serait notre tombeau. Nous l’aurions tuée. Nous nous serions tués avec elle. Échapper à cette fatalité, c’est crucial.

Comment faire entendre raison quand la raison devient folle ?

Depuis si longtemps deux philosophies se disputent. L’une concevant un centre, et l’autre une dispersion de tout être. Le cercle et son centre. Aucune n’a raison sur l’autre. Tout est fonction de la position que vous occupez. Si vous demeurez à la périphérie, vous vous pensez au centre, si vous ignorez le centre. C’est là le défaut de ceux qui pensent l’existant sur terre comme une fin, en oubliant ou ne voulant pas connaître Ce qui est le Centre, la Source, l’Origine, la Destinée. Ils font partie des gens ne songeant qu’à aménager leurs maisons, leurs casseroles et leurs tapisseries.

Au nom des P7res

Nous sommes arrivés au bout d’un grand cycle. D’une nouvelle ère. Regardez derrière vous combien les histoires nous ont façonné et ont conçu la terre, les conditions terrestres, comme une impressionnante mécanique. Qu’en sera-t-il dans dix mille ans ? Il y a bien eu nettement plus de millénaires derrière nous, pour que nous en arrivions à ce point précis du temps. Temps très spécial, d’un Jeu ou d’une Naissance. Il serait venu le temps où la terre s’ouvre enfin vers l’univers. Qu’est-ce à dire ? Les anciens, les premiers hommes auraient-ils été naïfs au point d’ignorer de quoi il s’agit ? Univers intérieur et univers extérieur. Sentiment de la séparation de la partie et du tout. Absence de l’homme et de son âme, de cette unité qui lui fait défaut ?
Les temps historiques ne seraient que des répétitions d’événements fortuits n’ayant aucun sens précis ? Excepté celui que les hommes lui donnent, en voulant, en cherchant, en fabriquant et inventant toutes les formes d’objets et d’arts, puisant dans la matière les éléments de ces constructions, et pour que cela vive et soit pérenne, se conserve pour les siècles. Nous ne pouvons vivre sans idée, ou croyance, ou vision d’un futur, où nous nous projetons. Sans espérance. Et envie de vivre, et joie de vivre.
N’est pas pensable non plus ce fait là : Nous saurions tout de science sûre, dans une conscience impeccable de ce que nous sommes, en connaissance et sans l’ombre d’un oubli ou d’une défaillance. Nous serions alors en plein milieu des dieux et des anges, des créateurs et décideurs des choses et du bal, nous serions purs amours. Acteurs ou contemplateurs ? Nous aurions engendré un spectacle fascinant et jubilatoire de quoi ? De ce que nous aurions mis au monde ? De cette part de nous-mêmes qui n’est pas nous mêmes ? De cette création ou de cet engendrement ? Voyez comment les dieux opèrent. S’ils mettent au monde leurs enfants, c’est pourquoi ?
Et nous ici, dans ce contexte assez dramatique, que faisons de nos amours ? Pensez vous que dans ces situations horrifiques les pauvres gosses vont pouvoir se relever et revenir vers vous, les bras chargés des cadeaux et des trésors fabuleux qu’ils ont découvert dans ces univers éloignés ? Ces secrets fantastiques enfouis dans les limbes des univers lointains où vous avez voyagé il y a de cela des millénaires, et que vous avez envie de faire découvrir à votre progéniture adorée et adorable.

Nous ne pouvons décider de l’avenir. Rien n’est jamais joué. C’est l’avenir qui décide pour nous et nous appelle, nous rappelle plus exactement, avenir auquel nous répondons, en écho. Ou que nous refusons. Butés et fermés. Jusqu’à la fin de tous les temps et de tous les espaces, nos p7res joueront à cache-cache avec nous. De même que nos mères.
Ils ne peuvent pas se révéler à nous dans un pur et entier éclat de leur être, nous serions fracassés comme écrasés sous les laves et les tempêtes, écrasés des extases même. Nous serions tellement emportés que nous nous envolerions d’un coup sans retour possible dans nos corps. Nous serions nés trop tôt, prématurés. Il n’est pas question non plus de s’attarder indéfiniment dans le ventre de notre Mère, cela la rendrait malade, désolée. Allez donc savoir pourquoi…
Mais tout de même, songez qu’au point où nous sommes, nous avons littéralement effectué la nette séparation d’avec nos origines et nos géniteurs, il n’y a plus de dieu. Nous n’avons plus de dieu devant notre face. Tous les dieux futurs sont ici sur cette terre (et peut-être sur d’autres, mais on s’en fiche des autres inconnus) et nous sommes donc ces dieux, dieux futurs créateurs de nous et des milieux. De nos conditions, du mouvement vers la gauche ou vers la droite, des déséquilibres et équilibres qui nous animent, et nous satisfont.
Ainsi donc nous progressons, nous évoluons ayant marché au bord des gouffres.
Cela vous convient-il comme futur espérant ?

N’empêche qu’il serait largement temps d’envisager un futur libre, moins contraignant que ce présent maladif. Cela suppose tellement de rénovation et de révolution dans nos consciences, que ceci ne peut se faire sans tout le monde, même si à la base, c’est le fait d’un seul parmi nous, le fait de ses mots et pensées qui firent une étincelle dans nos esprits. Ce fait là, c’est le fait intime par excellence du lien intime et inviolable de votre âme dialoguant avec votre âme.

Hors la loi

Être hors la loi. Sans violer les lois de la république. Sans se soumettre à son arbitraire, son injustice. À ce qu’elle a d’insensé et de déséquilibré. Être hors la loi dans son esprit. Refuser les démesures que l’État impose, les dégâts que cause la machine étatique administrative inconsciente, sans humanité, machine ou système automatique, génératrice des monstruosités économiques, écologiques, juridiques, psychologiques dans tous ses excès et misères.

Un peuple c’est comme un seul homme. Doté de sa mémoire, de son génie, de son histoire. Il n’est pas bon d’enfermer un homme dans son passé. Un homme seul a plus de pouvoir qu’il croit, ou qu’il pense. Il y a très peu d’hommes sur terre. Qui tous désormais se connaissent, et à peine se reconnaissent.

Si vous obéissez à une loi supérieure aux lois de la République ou de l’État, cela ne doit pas impliquer que vous êtes un citoyen exclu, banni, sans disposer d’une place ou d’un espace pour y vivre et accomplir vos œuvres. La loi supérieure est non écrite, elle est spirituelle. Elle est dans l’âme, si on peut dire ainsi. Tout comme l’âme est hors de votre corps.

Votre corps obéit d’instinct aux lois de la nature. Les hommes obéissent aux lois de la république comme cellules d’un corps social, ces lois sont uniquement relatives à leur subsistance, et non relatives à leur volonté et leurs désirs ou leur être essentiel et véritable, ayant une forme absolue inviolable.

Si la république ou les états entravent ce cheminement possible, on est en droit de refuser, on ne peut que refuser dans notre esprit et notre conscience. En essayant de mettre en pratique nos actes et nos pensées, qui se tiennent dans la loi supérieure.

Les lois qui nous élèvent sont simples, pures et belles, elles sont vivantes. Les lois des états et des nations, les lois citoyennes ne sont pas nécessairement mauvaises, mais les hommes qui les emploient les utilisent pour leur profit sans rendre justice, pour des intérêts primaires, grossiers, qui nous font tous chuter si nous ne nous y opposons pas.

D’ailleurs, tout système atteint des limites infranchissables. Une automobile ne pourra pas faire plus que ce qu’elle sait faire. Elle ne peut plus progresser. Comme un outil ni plus ni moins, comme un moyen et non comme une fin. Toutes ces productions terre à terre sont arrivées à leurs termes. Comme un piège grossier, un rets visible et sidérant. Comme une machine de guerre qui sait pertinemment qu’elle se suicide si elle se met en route. Si elle déclenche, elle se tue elle-même.

C’est pourquoi partout tous les hommes se lèvent et disent non.

C’est que les hommes sont comme un seul, chacun cherchant sa loi vivante, sa liberté.

Cela pour faire une assemblée également vivante, qui sait ce qu’elle fait.

Noir c’est noir

Il y a des correspondances de vue, et de pensée, des points d’accord.  Ici.

Tout étant toujours incomplet, on continue.

Le totalitarisme en question :

Il se passe cette chose extraordinaire de la terre et des hommes confrontés à leur salut, cet événement cosmologique de la chute en ce lieu de tous les possibles, où nous nous trouvons seuls et sans mémoire de notre origine et de notre destinée, en prise les uns avec les autres dans la douleur ou dans la joie, sujet de tous les tourments, et questions existentielles. Parfois nous découvrons quelque réponse, nous soutenant, nous assistant sur le Chemin.

C’est une épreuve finale de la vérité qui se joue. Vérité jamais écrite, ni énoncée de façon définitive heureusement. Nous nous remettons sans cesse à l’ouvrage, et évoluons dans nos œuvres, certains dans le bien, d’autre dans le mal. C’est ainsi, et nous ne sommes juges de rien. Exceptés que nous le serons de nous-mêmes, à l’heure convenue.

Les hommes, certains d’entre nous, veulent toute la puissance, toute la chance, et se tenir égaux ou supérieurs (à Dieu), sans quoi, ils sentent diminués et insignifiants, fétus de paille dans cet océan du cosmos. Ils veulent posséder l’omniscience et l’omnipotence qui fut celle de l’ange avant la chute. Ange, en question, androgyne. entité si proche et si intime à ce dieu avec lequel il était comme un seul. Pourquoi donc la chute ? et la naissance, l’oubli, l’épreuve ?

Ange comme le corps exécutant d’un dieu, je ne vois pas d’autre réponse. L’ange révolté effectua la séparation, la scission, et Dieu lui obéit. Voyez donc les conséquences de ce drame premier. Originel. De cette première obligation à devoir être libre. Accomplir ce que cette liberté nous impose. Mais tout ceci dans le dénuement extrême, il ne peut en être autrement, sinon ce ne serait pas du Jeu. Voilà Adam et Eve nus. où vous savez. De ces instants découlent toutes les violences de nos désirs, de nos faims, et soifs, comme des êtres altérés dans nos chairs et dans notre esprit. Arriverons-nous à nous rassembler, retrouver progressivement cette unité d’être qui pourra faire face à l’abîme ? éliminer le mal, cette zone noire, puissance invincible, mais qui n’aura plus prise sur nous ?

Vous savez, l’univers contient des infinis, dont nous n’avons nul besoin. J’avais écrit sur leurs pages un commentaire que je repose ici :

Tant qu’il y aura des hommes considérant d’autres comme des sous-hommes et les utiliseront comme on prend un outil et le jette après usage, tant que celui qui a des éléments de langage lui conférant ce sentiment de supériorité ainsi que les moyens matériels qui en découlent, autrement dit tant que le monde entier dans son ensemble ne prendra pas la mesure de son naufrage né de cet orgueil incommensurable, et des conflits qui en découlent, on n’aura devant soi qu’une tombe muette comme destin douloureux. C’est une crise de la Tête, et de la pensée, du sens, de la volonté, et de la foi, et des langages, ou de l’accord entre les mots et leur sens.

une petite promenade n’a jamais fait de mal.

Un truc sur la vengeance, le pardon, sur l’enfer. Sur le bien que peut faire un séjour en enfer pour le rachat des âmes perdues livrées à elles-mêmes, à leurs instincts de leurs haines incomprises. Quant à ceux qui instrumentalisent ces gens, ces assassins parcourant la planète, ce sera double peine. Se tenir face à ces ignominies comme si nous étions des pierres, sans amour, ni haine, non. Prier pour que cela se fasse sans que nul n’accomplisse ces sales besognes. Prier les hommes pour qu’ils ne succombent pas à ces tentations maudites.

***

La gauche, la droite, les partis, tout cela ne veut plus rien dire, si cela a pu signifier quelque chose un jour. Ce sont des crispations, des fixations sur des idées d’administration sans idée du réel humain subjectif, c’est fondé sur l’ignorance, sur pratiquement rien que des mots, qui ont la prétention de changer les choses et les hommes. Tout cela est obscurantisme. Ce sont des carcans juridiques, qui se matérialisent en faisant des murs, en enfermant les gens, en séparant les classes et les savoirs respectifs sans échanges profitables à tous. En créant des abîmes entre nous, des pauvres dans le dénuement extrême et des riches ne sachant plus que faire de leurs fortunes. Certains étant accablés de travail et d’autres accablés de plaisirs écœurants. Mais tout devient vide, si le sens est perdu, le chemin fermé. Si la personne, ou l’individu n’a pas les moyens de sa liberté, de sa connaissance. Les partis politiques fonctionnent comme des sectes. Les religions ne faisant également que de la politique pour imposer leurs vues, leurs aveuglement plutôt, malgré ces bribes de pouvoirs spirituels et langagiers qui leur confèrent une apparence d’autorité. En fait d’autorité il s’agit plus d’adhérents qui font masse, et attribuent de la puissance à ces groupes en lutte. C’est construit sur le même schéma de la division en clans, en histoires qui se défendent, et s’entre tuent.

L’enfer est donc assez proche.

Ceux qui par exemple nous envoient en enfer éternel oublient que si l’enfer est éternel, alors l’Éternel est Enfer, l’un n’étant deux. L’univers ne peut être divisé en deux dans une guerre absolue, sans que l’un ne l’emporte sur l’autre. Si c’est l’enfer qui l’emporte, l’enfer finira par se suicider dans son enfer, dans les profondeurs de sa souffrance infinie qu’il s’inflige, et inflige partout dans son unité existentielle. ( dire le mal à la place de l’enfer, cela revient au même)

Le mal est une impasse absolue du non sens. Mais il existe, il y a du mal, que le « bien » comprend ou essaie de comprendre, contrairement au « mal » qui lui ne comprend pas pourquoi il a « mal » et est « mal ».

Celui qui est « mal » rejette son mal partout où il peut pour s’en délivrer. C’est une sorte de descente aux enfers pour tout le monde.

Celui qui fait mal fait son enfer. Explication : faisant mal, il génère des souffrances qui ne peuvent être gardées par celui qui subit, par les victimes innocentes, où alors cette victime aimerait avoir mal et y trouverait du bien et du bonheur à souffrir, cela suppose un degré de masochisme, de plaisir dans la souffrance, très étrange et très incongrue. Non, celui qui subit des maux rejette ces maux qui reviennent toujours à celui qui en est la cause. Progressivement on tombe sur la cause initiale qui relève du ou des dieux, des créateurs ou facteurs de ces univers, dieu ou la nature. C’est pourquoi la nature encaisse tout, tous les maux humains. Mais comme elle ne peut garder ces maux, elle nous les renvoie, et nous continuons à souffrir sans savoir pourquoi, prisonniers dans nos maux. Rien n’est gratuit si la nature semble encaisser pour rien et subit en silence.

En résumé, le mal est en premier lieu le nôtre, dans un jeu des deux, du bien et du mal. Nul ne peut nous en accuser sans savoir. C’est le sens du jugement dernier. Seul le « bien » absolu sait notre bien. Et nos maux par lesquels nous avons dû passer pour trouver notre bien, pour nous retrouver « bien ».

Bref, le mal est fait pour cela. Pour qu’en nous s’opère cette conscience élevée et transcendante, de l’unité supérieure aux biens du monde.

Venant dans ce monde, il est impensable qu’il soit bien sans mal, ou mal sans bien, il est les deux, nous en apprenons tout, nous faisons nos choix, nous y trouvons nos châtiments ou nos récompenses, nos souffrances ou cette extase ou cet émerveillement.

Rien n’est gratuit. Nous payons toujours le prix qu’il faut pour nous délivrer de nos fautes, de nos erreurs ou de notre mauvaise volonté, de cet esprit de fermeture que nombre d’entre nous veulent imposer aux autres en vertu d’un « bien exclusif », un mal donc. Une séparation les uns des autres, des clans, des sectes, des partis. Par exclusion.

Tout fut faussé … par les mots. Et les faux actes, les faux semblants, les maux que vous avez reçus au nom du « bien ».

Tout cela, fit tellement de morts, que c’est difficile à racheter.

Enfin, qui seul peut nous racheter, je demande.