Sat comme satellite

J’ai vu la terre comme un œuf rempli de destins
laissant ici pour toujours nos os et notre sang
nos habits de pourpre nos misères
Nous nous disperserons vers ces confins des univers inconnus,
légers allant au lieux où nos cœurs battent
séparés distants des ombres des sinistres
tombes de métal et de béton
ces flux horaires ces électrons
trains arrêtés des morts pétrifiés
sans fusée ni tuyau
nous passerons la porte du soleil
en pénétrant les profondeurs
de son esprit oiseau migrateur
des yeux doux des chiens
du rire des dauphins
des vagues sur cet océan
qui sera notre corps
vivant

mais avant
il faut que tu saches
Dieu n’est plus
concept vidé de son sens
usurpé de sa voix
par la bouche grimaçante
de tous les Satan menteurs
hypocrites ignorants docteurs
administrateurs du néant
assassins ricanant des malheurs
voleurs vêtus de tous les genres
profiteurs gloutons gras
tombés dans la fange
de leurs mots englués
de crachats.

Laisse ça.
Détourne toi du bas.
Reprend toi.

Vive la France

La France c’est un peuple, une voix parmi les peuples. Peuple debout, à l’écoute des battements du Cœur de la terre universelle.

Vive l’Arbre de Vie qui seul donne à vivre. Étendant ses racines dans les profondeurs du passé, ses rameaux vers sa destinée, soutenant tous ses fruits vers leur maturité. Arbre solaire. Relié à tous les arbres. Unifiant l’homme et la femme dans un seul être, une seule et même conscience d’être, de dire et de faire. Là où tous peuvent retrouver leur liberté, leur égalité et fraternité perdues. Leur vérité oubliée. Il n’y a plus que du bien, les maux n’ont plus prise sur nous. Lieu du bonheur simple où tout coule de source, tout se met en place sans forcer. Tout être, toutes choses trouvent leur utilité et leur place. Il n’y a plus rien souillant les corps et les âmes.

Carnaval tragique

L’art de cacher la vérité derrière des mots vrais. Faire semblant d’énoncer des vérités sans en révéler le contenu, la pensée contenue dans les propos. Ruse ou piège grossier…

Un mot me revient, lu quelque part : Accompli.
Un homme accomplit dieu, il n’est pas spécialement dieu dans sa personne, celle-ci reste humaine, mais il accomplit dieu dans le monde. Dieu vient dans le monde par lui, descend dans le monde par son truchement. Il se peut très bien qu’un nombre conséquent d’humains accomplissent ces missions là. Partout sur toute la terre, celle-ci se métamorphose, le monde s’ouvre alors à ces dimensions oubliées. Comme aux origines.

Dans ces conditions nouvelles, on peut parler de liberté. Ce n’est plus cette capacité à faire selon ses caprices, c’est juste obéir à quelque chose de bien, bien évident qui s’impose sans que personne ne vienne en dicter les conditions. Tout comme l’air qu’on inspire.
Là, il devient inutile de parler de dieu, par exemple, ou d’autre chose qui nous manquerait. On vit selon sa loi, on n’a personne à convertir, personne à punir. C’est comme une musique qu’on entend, et que nous n’aurions plus qu’à transcrire, ou chanter, spontanément, sans avoir quelque chose à cacher.
Nous n’aurions plus aucune honte de ce que nous sommes. Nous n’aurions plus besoin de conquérir des espaces vierges. Nous serions en phase avec la beauté du monde.
S’il en est ainsi, on peut alors parler de progrès. Par opposition à tout ce que nous vivons qui n’est que déchéance, dégradation des hommes enfermés dans leurs corps, et souillure de la terre devenue horrible. Les incendies, les inondations, les cataclysmes, les accidents nucléaires, les épidémies, tout cela est là pour nous rappeler à l‘ordre. Non pas cet ordre des hommes, mais exclusivement celui des dieux que nous sommes.

Qui est fou ?

Nous avons tout à apprendre, a réapprendre ou nous souvenir. Tout ce que nous éprouvons, biens comme maux, cela nous forme, nous enseigne. Il est impossible de confondre les larmes et la joie, la joie qui devient larme, et les larmes qui se muent en joie. Les instruments du mal, ceux qui sont leurs serviteurs n’auront que ce qu’ils méritent, c’est à dire pas grand-chose, même si leur nom est inscrit dans les livres d’histoire. Tandis que celui qui n’a pas causé de maux mais au contraire cultivé le « bien », cherché la vérité et la beauté, sagesse, bonheur, tout ce qui élève et instruit, éveille et donne envie de vivre et d’aimer, celui qui en a payé le prix de sa personne, celui-là malgré ses blessures fatalement, restera dans les mémoires, livre d’histoire qui ne s’efface pas. Cela constitue une chaîne de vie par delà les morts. On les laisse tranquilles. Nous aurions retrouvé la Vie. La vie serait revenue. Comme la pluie sur nos sols desséchés. Dans ces conditions, nous retrouvons la santé, la légèreté, le bonheur d’être présent sur terre simplement, parce que nous sommes reliés à ces dimensions supérieures recouvrant tous les sens.
Ces dimensions supérieures nous envoient quelques signaux faibles, assez éloquents passant par des canaux inaudibles pour ceux qui sont enfermés et maudits. Par eux-mêmes. Ceux qui persistent dans la voie négative qui s’avère être une impasse complète.
Y a-t-il encore des terriens, dont l’objet , la raison d’être, se tient visiblement dans l’éternité ? Et qui pense, parle et agit selon cela.
Qui est fou ?

Chaîne cruciale

Ben voyons, le couple, ce n’est pas gratuit, ça se paie. Cela demande du sacrifice. Ce n’est pas donné d’emblée puis gravé sur un parchemin, c’est un jeu de rôles respectifs, jeu d’épreuves face au monde. Ce qui se forge dans le couple relève de l’ange et du démon. Du vice et du désir. Du puits sans fond et des montagnes, des angoisses et des extases, du miroir et du rayon de soleil qui nous aveugle. La beauté donc diabolique, attirante, envoûtante qui nous conduit l’un vers l’autre dans une lumière, ou nous sépare dans ses ténèbres. Y a-t-il un gardien du but ? Chacun se méprenant tout à fait sur les fins, que l’on croit organiques. Squelettes animés des mêmes ossements, dans un corps à corps sourd, choc du minéral ou du métal, est-ce cela qui assemble l’Arbre ? La fleur dure si peu. Mais son nombre assure la survie des fruits. Vivre vraiment nous épuise. Il suffit de voir combien nos vieux finissent tous dans un état assez lamentable, de solitude, de silence et plus ou moins d’abandon, de misère et de dénuement, sans retour possible, ou toujours vers la défaite et la mort. Alors ce serait une existence sans issue où seule la jouissance du fruit serait porteuse de sens et de sang, flamboiement de la copulation, et des salives mélangées. Comme si tout était là. Serpent qui nous unit dans un même lit. Non, il n’y a personne d’autre que toi et moi pouvant aller au bout de cette traversée. Ce que nous devons accomplir, et qui semble vain, ou sans réalité. Mirage de nos existences et de notre passé évanoui. Non, voyez, rien ne s’oublie, personne ne peut s’oublier de façon définitive, sauf l’atrocité des maux dont nous serions la cause et la victime. Nous n’oublierons jamais nos amours uniques, ce sont des pierres imputrescibles, translucides comme l’eau.
Si ceci nous effraie, c’est comme si nous étions condamnés tel Sisyphe, à devoir sans cesse remonter cette pierre sur le sommet et de la voir retomber, désespérant face à la méchanceté des éléments. Alors que nous aspirons simplement à revenir sur notre île, d’où nous venons.
Cette île n’est pas de simple Esprit dénué de matière ou de corps, c’est un corps d’une autre matière animé d’un esprit autre que celui dont nous faisons usage, habitués que nous sommes à cet habit présent. Mais voyez combien cet esprit se matérialise, et que cette matière devient spirituelle, et que cela relève de notre volonté bien orientée, délivrée des vices laissés en retrait, et dont l’utilité n’est plus à démontrer. De même que ces poisons nous soignèrent, mais dont nous n’avons plus besoin.
Non la vie n’est pas un rêve. Nous aurions sans doute aimé que cela fût ainsi, pour nous faciliter la tâche ? Le sens du rêve, le rêve a le sens de nous conduire vers ce que nous sommes en vérité. Comme si l’accouchement était indolore.
Espérons que les enfants qui naissent aujourd’hui se souviennent mieux que nous d’où ils viennent, et de quels pouvoirs effectifs ils sont dotés, parce que la puissance des bas fonds est ici bas tellement ravageuse, qu’ils auront fort à faire pour inverser le flux sinistre. Mais là, j’entends bien que cela ne nous dispense de rien, et de devoir beaucoup pour eux. Juste une question de chaîne, cruciale.

De la lettre et de l’esprit

Heureusement qu’il y a les livres, les écritures restent, ce sont comme des photographies du réel, d’un certain niveau du réel, sans quoi tout nous échapperait, nous oublierions nos raisons et les motivations de ce qui fait notre existence présente. Nous serions plongés dans le noir profond du monde, dans son ignorance, et son jugement erroné. Non, les écrits ne disent pas tout, ils sont toujours dépassés par les événements, ils sont empreints des erreurs de leurs auteurs, des approximations, mélangés de vrai et de faux, mais comme ils sont lisibles, visibles, gravés, on a le temps de méditer dessus, et de repenser sur le fond. Les écritures sont comme un miroir de notre psyché. De même que les peintures les plus belles nous mettent en émoi, elle révèlent ce que nous avons en nous et qui est enfoui dans la dureté des choses de la terre, des roches et des éléments qui nous semblent muets. Du moins qui ne parlent pas le langage immédiat des hommes.
Heureusement qu’il y a des génies parmi les hommes, du génie plus simplement. Monstres sacrés. Inspirés. Mains des dieux. Plumes des anges. Souffles et tempêtes célestes. Réveil du monde. Comme si nous pouvions reprendre nos esprits et ne pas perdre le fil indispensable, le chemin. Toute notre vie est devant nous, à condition de la connaître, et de s’en souvenir. Nous étions morts. Nous sommes morts plus d’une fois de notre vivant. Sans flamme. Feu éteint. Ne répandant autour de nous que des cendres qui éteignent tout. Et des mots stérilisant, des déserts brûlants, des pensées assassines, et des liens noués malheureux.
La solitude ? Non il vaut mieux parler d’être unique. Comme en parle Thomas. Qui distingue très bien ceux qui sont uniques et ceux qui ne le sont pas. Unique, tu accomplis des œuvres solitaires, qui ne doivent qu’à toi, dans cet échange avec le destin. Et par conséquent avec le monde entier qui se transforme sous tes yeux, qui reflète exactement ce que tu es.
Je songe à Pessoa, qui dans sa folie littérale, se savait dans les étoiles et l’univers entièrement. Je pense aussi à ceux qui enseignent la mort du Christ comme salut de notre être. Et là, cela demanderait de sérieux éclaircissements de la part de ceux qui revendiquent sa mort comme facteur de notre vie future. S’ils en ont les lumières. Et s’ils ne font pas que s’agripper à la lettre. Et nous y enferment.

Toc toc

Depuis le temps que les hommes cherchent dans toutes les directions, quoi ? Ils n’auraient rien trouvé ? Ils n’auraient pas compris en quoi consiste leur existence sur cette terre ? Nous serions condamnés à l’illusion, manipulés comme des jouets de l’univers, se relever et retomber sans cesse ? N’ayant de l’espoir que dans la mort comme une délivrance. Ceci est trop bête. Parce que même mort, nous allons devoir retrouver ce que nous sommes, nous ne pouvons sortir de ce que nous sommes.
Alors la question se tient dans cela, précisément dans l’essence, ou dans l’esprit. Tout consiste à reprendre nos esprits, et agir dans ce sens, si nous l’avons perdu. Et dieu sait combien les égarements sont puissants, comme des toxiques qui nous emprisonnent, nous emmurent, c’est affreux. Pourquoi une telle déchéance ? Que peuvent ceux qui en ont conscience et qui en sont affligés ? Nous ne pouvons nous séparer de façon définitive de ceux qui sont la proie de leurs erreurs, et les laisser choir encore plus bas. Mais nous ne pouvons non plus renoncer à être ce que nous sommes, nous renier en quelque sorte. Ou renoncer à avancer.
Quel paradoxe ! Être ce que nous sommes. Comme si la jonction dans l’être n’était pas accomplie. Et qu’il y aurait par conséquent deux essences distinctes au sein d’un même être.
D’où l’immense confusion qui règne.
Cherchez, lisez les auteurs ayant encore un peu de bon sens. Écoutez des musiques porteuses d’harmonies, et de feux. Tout cela nous élève. Et nous enracine. Tout cela chasse les ombres et renvoie les démons dans leur insignifiance, nous ouvre la voie, sans avoir besoin de prendre le pouvoir. Disons que nous retrouvons le nôtre, pouvoir voir, et pouvoir vivre. Nous prenons la mesure de ce qui nous fût donné, et que nous rendons.
Bien, mais tout ceci ne se peut que dans le courage, et ce n’est pas une mince affaire…

Se lever

Tu ne verras rien
si tu restes
vautré dans la fange
des opinions
méconnaissant la nuit
profonde des destins
la barbarie sauvage
sous tes pas
le feu et l’orage
qui se vengent
de cette morsure
lame dans le cœur
vivant de l’ange

Debout levé
le doigt tendu
vers ce dieu
qui te manque
ton double en vérité
effaçant tout mensonge
te voilà nu
insignifiant
dépouillé de tes masques
corps de boue
écrasé sous les coups
mortels du monde.

Plus rien n’est lisible
tout n’est que silence
ou bruit assourdissant
insensé des absences.
La harpe serait-elle brisée
n’émettant que des discordances
qui t’achèvent ?

Tu as froid. Nulle équation. Juste le sang.

échéances du bien et du mal.

Dans l’absolu Tout est bien, uniquement dans l’absolu.
Dans le relatif, il y a du bien et du mal,  et nous avons bien du mal à savoir lequel des deux est bien, lequel est mal.
Sauf que, si nous faisons mal et que nous le savons, ce mal ne nous fait pas du bien.
Par contre si nous ne savons pas quel mal nous faisons, croyant faire du bien, ou voulant imposer aux autres le même régime, mettons le bien sans savoir de quoi il s’agit, ce bien peut être un mal, ne peut pas être un vrai bien.
Nous faisons rarement un mal pour faire du bien, tel le chirurgien censé savoir ce qu’il fait.
Autrement dit on ne fait du bien que si on sait quel bien on fait. Nous pouvons aussi nous tromper, mais dans nos erreurs effectives, cela nous est toujours signifié douloureusement.
Le mal reçu est un bien pour nous renverser. Sinon tout est absurde et sans morale, bien égal au mal et vice versa : Ce qui nous élève est identique à ce qui nous avilit, il y a autant de sublime dans l’horreur que dans l’héroïsme. Tout ne serait que pure merveille, même les enfers.
Nous savons que ceci est archi faux.
Non, les maux nous servent pour notre rachat. Ils ne sont pas gratuits, pas insensés. Et il ne tient qu’à nous de ne pas y succomber et aggraver notre condition. Le « nous » étant singulier et pluriel, nous pouvons à la fois veiller sur nous et sur les autres.
Mais dans le pire des cas, celui qui s’acharne à faire mal sans entendre la souffrance des autres, là, celui-là, disons que Dieu ne lui donnera guère de chance le moment venu.
De même celui qui force un bien. Comme dans ces moments très actuels et très machiavéliques.
Combien font mal en se prenant pour dieu et dictant à sa place où se trouve le bien.

Alors dans la folie du monde, nous tombons sur un os, mortel pour tous. Virus invisible ennemi, comme si c’était le diable qu’il faut tuer, mal à éradiquer. On ignore que cela ne se peut que si on connaît dieu. Et si on le vit.
Ou la part divine, parole, pensée, sens, voie, chemin, etc. ensemble, ou universel. orientés en fonction du vivant et non du mort.

Dieu connaît mieux le virus qu’aucun virologue ne pourra jamais connaître.

Il prend son temps. Et nous perdons le nôtre.

Un mal à dieu, non pour nous perdre mais pour que nous renversions nos façons sinistres de vivre, en quelque sorte pour nous sauver du pire.

les fous manipulateurs

La Science n’est pas écrite dans les encyclopédies, pas plus que l’Art n’est dans les musées. Si la Vérité n’est pas belle, et si la Beauté n’est pas vraie, nous passons à côté d’un Bien qui nous rassemble en esprit. Art et Science se rassemblent en Esprit. Collection d’humanité.
Ceci revient à dire qu’il n’y a de science qu’en conscience, que dans la conscience au delà de la conscience. De la même façon qu’il n’y a de l’amour qu’au delà de l’amour. Tout ceci nous élève, sinon nous nous abaissons dans des lieux atroces. Insupportables murs sans porte.
Comme si nous pouvions confier notre corps, notre âme ou notre conscience à une Machine qui collecterait l’infinité des données de l’univers, une machine strictement humaine et donc forcément lacunaire, malgré ce qu’elle croit comme infaillibilité de ses vérités.
Cette machine qui serait donc la science totale absolue de dieu, mais sans Dieu. Science transcendant la totalité, mais ignorante au fond. Cette science n’étant que la projection humaine du possible à notre portée, fonction très relative de ce que nous avons rentré dans la boite.
Nous en perdons notre vie. C’est à dire cette connaissance sensible, ce cheminement progressif de l’âme dans ses erreurs, et ses souffrances, ses bonheurs, tout ce qui compose le sujet touchant et émouvant, qui pleure et qui rit, qui nous rend joyeux et parfois malheureux.
Alors que cette Science gonflée d’orgueil et de poisons, n’est sans les hommes sages et mesurés, que puissance diabolique. Exterminatrice.

Comme disait Rabelais  : « Ruine de l’âme »

Songez donc à ce que fabriquent certains hommes dans les fondements organiques, par ces nanotechnologies lorsqu’ils manipulent les bases mêmes du vivant en y incluant des intrus hasardeux dans la chaîne des organes. Ils sont littéralement fous.