Couvre Chef, quelle toque.

Chef de guerre

Ce (lui) qui règne dans ce monde n’est guère qu’un chef de guerre, chef des armées, et des gens d’armes, ces dernières prenant toutes les formes. Bactériologiques, chimiques, économiques, idéologiques, scientifiques et techniques, et même artistiques servant des messages, soumettant le monde à ses vues et conditions. Ça fonde un corps, un état et ses légions. Quelle chape de plomb pèse donc sur les hommes et la nature simple. Possible qu’il n’y ait aucun autre moyen de faire société. Disons, un ensemble évolutif, où dans les contraintes et l’oppression nous n’avons d’autres choix si nous ne voulons pas être réduits à l’insignifiance, que de souffrir, chercher, créer notre monde, de A à Z.

Voir s’il tient debout et porte ses fruits. Les empires se sont pratiquement tous effondrés, en laissant quelques traces. Celles qui furent manquantes sont celles qui firent le plus de bruit. Avec ses promesses de Royaume au-delà que nous serions censés contenir qui paraissent comme de l’encens ou de la fumée, très intangible et parfaitement incroyable. C’est pour l’ordre du monde un virus. On dira que le Vie ruse.

Ce n’est par pour notre mal.

À part ça, que souhaiter pour la nouvelle année ? que nous nous retrouvions encore la prochaine… L’eau coule sous les ponts.

Aurions-nous besoin de mille ans d’existence identique pour trouver et faire connaissance avec nous-mêmes ? Cette immortalité est stupide. Cette très longe longévité est inappropriée pour recouvrir notre éternité. Dans l’éternel, il n’y a pas de durée, il n’y a que des temps étendus, allant dans un sens, doux comme un grand lac.

Le règne est doux. Même s’il fait noir.

Clou vis & Collège

Non, nous ne sommes pas de la même matière que celle brute qui s’offre à nos yeux. Nous animons la nôtre de nos pensées, de nos désirs, et de nos mots, nous agissons sur elle. La physique voudrait nous réduire à ça ? Ce ne sont que des piètres images sans consistance. Nous sommes d’une autre substance, inconnue. Nous nous révélons de jour en jour, selon nos métamorphoses. Comme une fleur par le soleil.

Soleil, justement.

Quelqu’un a parlé de lui comme d’un amant insolite. Comment pourrions-nous nous envoler sans lui ? Comme si son feu n’était que le fruit d’un robot automate et machine improbable d’un hasard ou d’une idiotie.

Ce que ces gens intelligents sont Bêtes, c’est épouvantable. Ils ont perdu l’ange de leur enfance. Comment, par qui cette corruption s’est-elle installée parmi nous et nous prend en otage, nous vole notre terre espace vital, terre des liens et des racines, et tous ses habitants ? Les « sauvages » pouvaient encore percevoir dans le miroir fabuleux de la nature, les présences élémentaires, les flux des âmes et des apparitions, leurs morts, leur futur. Puisque partout la Matière s’avère présence vivante, sauf quand elle meurt comme meurent les mouches.

Tous les ans Noël revient. Tous les ans se marquent de Sa pierre, trace dans nos mémoire. Présence spirituelle du Père. Dans le cœur de la Mère. Le Père est l’Un et Rien. Étant cela, Il laisse Tout, il laisse faire, nous avons tout à faire. Tout à être et vouloir, à aimer, à lutter. Tout à transcender, tous les pouvoirs à conquérir, sur nous mêmes, sans mentir, voler, tuer, sans fabriquer des fausses idées ou idoles, ou racine cubiques, tout absolument selon ses commandements simples. Mais nous ne voulons ne voir que le noir, parce que sa lumière au-delà, est terriblement lourde de nos devoirs, et qu’elle est de nous. Nous sommes sans pouvoir, sans savoir, nous pensons, nous ressentons tout à partir d’ici, nous nous sentons infiniment faibles, alors nous n’osons pas Passer le mur noir de l’Inconnu. Celui qui demande de se défaire de ces vieux habits.

Sacrée tunique de Feu… untel.

Eh ben, il a falloir avoir l’âme russe, Vodka.

L’Os Iris

Ce matin j’ai ressenti une immense fatigue, un grand découragement en mon corps, en mon âme qui voudrait bien se reposer de tout ce qu’elle perçoit. Se sentir délivré. Non pas morte, parce que cela ne se peut pas, de façon radicale. Ne plus se sentir écrasé par le poids absurde des univers. C’est comme si un sommet était atteint, et tu contemples les horizons sublimes sans avoir plus de force pour aller plus loin, parce qu’il n’y a pas plus haut. Alors pour consolation, il te reste quelques bribes de souvenirs, de tous ces moments exaltants, flamboiements de ton cœur amoureux sur ces routes sous un ciel joyeux qui allait t’appartenir, ces fêtes aussi où dans les alcools excitants, ces feux, tu passais toutes les barrières et les entraves, sans jamais rien trahir, sans violence mais toujours dans un jeu de miroirs où tout resplendissait, ainsi que tous. Tous confondus des mêmes flammes chaudes vivantes animées. Que d’eaux ont coulé. Que de ruisseaux fantastiques entrecoupés d’ennuis inévitables et gris, toujours effacés et sans importance, malgré leur prétention à gérer nos misères. C’est drôle ces rides, et drôles ces rires qui n’ont pas d’âge. Rires interdits, rires de si bon cœur que cela te soulage de tous tes mots. Et tu ne redoutes plus. Tu te souviens de choses tellement étranges que nul ne pourra te croire, sauf toi, tu te crois. C’est déjà ça. Tu connais à la fois l’enfermement horrible et angoissant des prisons, des couvercles l’asphyxie, tu connais la rupture sous ton crâne, irrémédiable comme la foudre. Tu laisses tout. Rassures toi, ça va. Les totems tiennent les générations debout malgré les coups, et tout vit dans cette stature verticale. Impeccable et magistrale. Silencieuse colonne des âmes unies. Nul ne domine, tout rayonne. Et tend vers cette limpidité inexprimable des gens heureux.

Bon tout ceci n’est peut-être dû qu’à un léger coup de tabac sur la barque de mes songes.

Il s’agit

Vois, nous venons d’horizons divers, de langues, de cultures, d’histoires, que nous portons en nous et qui nous ont façonné.

De quoi s’agit-il ? De voir que nos illusions tombent au fur et à mesure de notre progression ? Elles ne tombent pas seulement sous les coups du temps ni de l’âge, mais du fait des épreuves, des amours et désamours, de nos réponses au monde. Il se passe quelque chose en nous de décisif. Selon notre acceptation ou notre refus de ce qui se présente.

Qui vient ? Serait-ce uniquement une image pieuse, une icône, je me demande. En chacun d’entre nous, séparé, en notre esprit ou mental, ce ne serait qu’une représentation du monde et du réel, et non pas nous-mêmes, le sujet que nous sommes, qui s’est forgé selon sa volonté, et ses actes. C’est le sens de tous ces enseignements, les leçons des prophètes et des sages, les blessures et les joies.

Cette cristallisation s’opère en nous. Les œuvres témoignent de ces quelques vérités dispersées. Nous sommes ouvriers accomplissant notre part, certainement minime, parfois grande. Personne n’oublie sa vie essentielle. Les idoles tombent comme les illusions. Le réel nous écorche, non pour ne rien trouver, non. Ou pour être mort, succomber sous les coups d’un monde de machines inhumaines. Nous n’avons qu’à être acteurs de nos jours. Le vivant est à notre portée.

Regarde comme les objets du monde ou des univers sont infinis dans leurs formes, à toutes les échelles des cosmos, grand ou petit, comme des toiles, des peintures et des architectures, des constructions inimaginables, des fonctions. Nous, dans cette immensité, ne serions qu’un objet insignifiant parmi d’autres ? Objet interchangeable, jetable, et remplaçable comme une pièce détachée d’une mécanique où seul Un être suprême ou dieu ou la nature ou encore l’absurde occuperait la totalité ? Et nous un minuscule temps dérisoire.

De quoi donc nous souviendrons-nous quand nous quitterons ce corps, si nous ne nous en souvenons pas dans ce temps imparti ? Si nous n‘avons pas retrouvé en nous ce Je ? Qui ne repose sur nulle image, nul mot, mais sur l’ensemble. Cette totalité qui apparaît comme une folie, nous submergeant.

Il y a bien quelques uns en extase qui semblent se tenir au dessus des formes illusoires, de cette maya et ses habits de lumière. Une question se pose de savoir si cet état extatique revient parmi les hommes et les éclaire, autorisant alors une ouverture pour celui qui souffre dans les profondeurs ténébreuses.
Certainement que celui qui tombe en extase, le ravi de la crèche, quand il revient parmi nous, nous inonde de joie.

Quel Scotch !

la laideur brute et sans nuance

C’est ainsi cette plongée dans le monde, de notre âme venue d’un lieu tout autre que celui-ci, passée dans le couloir qui descend jusqu’ici comme en apnée. Comment a-t-elle pu supporter cet enfermement et réduction terrible, cet oubli d’elle-même, sans souffrir outre mesure, et sans rien perdre de son être suprême, de cet état si lumineux précédant les étoiles ?

Quel chose étrange cette naissance dans le microscopique, où tu tutoyais les bactéries comme aujourd’hui tu caresses le chat de la maison. Quel monde fantastique, loin des arcs en ciel laids, que tu recomposes à ta guise en y mettant ta touche et ta palette aux tons qui te plaisent, comme ces chants poétiques chargés de nuances délicates, de quarts de ton, de variations à peine audibles, mais qui restituent la flamme où nous dansons.

Qu’adviendra-t-il de nous si nous faisons un pas de travers ?

S’amuser

Les mots se jouent de nous. Qu’ils sont drôles, ils nous font des tours, non, pas des immeubles, ils meublent le vide des loges illogiques in situ. Qu’est-ce qui est logique sinon la seule logique comme une espèce de trame sans contenu en soi, comme une toile retenant tout, mais dont le réel n’est précisément pas logique. Disons qu’il est irrationnel, subjectif, imparfait, variant selon les humeurs, et une infinité de raisons contraires, tout cela le rend étonnamment vivant.
Quand on parle de musique, de quelle musique parle-t-on ? de celle que le meuble électronique entend imperturbablement ou de celle que le créateur/auditeur reçoit et produit dans son entendement.

Sat comme satellite

J’ai vu la terre comme un œuf rempli de destins
laissant ici pour toujours nos os et notre sang
nos habits de pourpre nos misères
Nous nous disperserons vers ces confins des univers inconnus,
légers allant au lieux où nos cœurs battent
séparés distants des ombres des sinistres
tombes de métal et de béton
ces flux horaires ces électrons
trains arrêtés des morts pétrifiés
sans fusée ni tuyau
nous passerons la porte du soleil
en pénétrant les profondeurs
de son esprit oiseau migrateur
des yeux doux des chiens
du rire des dauphins
des vagues sur cet océan
qui sera notre corps
vivant

mais avant
il faut que tu saches
Dieu n’est plus
concept vidé de son sens
usurpé de sa voix
par la bouche grimaçante
de tous les Satan menteurs
hypocrites ignorants docteurs
administrateurs du néant
assassins ricanant des malheurs
voleurs vêtus de tous les genres
profiteurs gloutons gras
tombés dans la fange
de leurs mots englués
de crachats.

Laisse ça.
Détourne toi du bas.
Reprend toi.

Vive la France

La France c’est un peuple, une voix parmi les peuples. Peuple debout, à l’écoute des battements du Cœur de la terre universelle.

Vive l’Arbre de Vie qui seul donne à vivre. Étendant ses racines dans les profondeurs du passé, ses rameaux vers sa destinée, soutenant tous ses fruits vers leur maturité. Arbre solaire. Relié à tous les arbres. Unifiant l’homme et la femme dans un seul être, une seule et même conscience d’être, de dire et de faire. Là où tous peuvent retrouver leur liberté, leur égalité et fraternité perdues. Leur vérité oubliée. Il n’y a plus que du bien, les maux n’ont plus prise sur nous. Lieu du bonheur simple où tout coule de source, tout se met en place sans forcer. Tout être, toutes choses trouvent leur utilité et leur place. Il n’y a plus rien souillant les corps et les âmes.

Carnaval tragique

L’art de cacher la vérité derrière des mots vrais. Faire semblant d’énoncer des vérités sans en révéler le contenu, la pensée contenue dans les propos. Ruse ou piège grossier…

Un mot me revient, lu quelque part : Accompli.
Un homme accomplit dieu, il n’est pas spécialement dieu dans sa personne, celle-ci reste humaine, mais il accomplit dieu dans le monde. Dieu vient dans le monde par lui, descend dans le monde par son truchement. Il se peut très bien qu’un nombre conséquent d’humains accomplissent ces missions là. Partout sur toute la terre, celle-ci se métamorphose, le monde s’ouvre alors à ces dimensions oubliées. Comme aux origines.

Dans ces conditions nouvelles, on peut parler de liberté. Ce n’est plus cette capacité à faire selon ses caprices, c’est juste obéir à quelque chose de bien, bien évident qui s’impose sans que personne ne vienne en dicter les conditions. Tout comme l’air qu’on inspire.
Là, il devient inutile de parler de dieu, par exemple, ou d’autre chose qui nous manquerait. On vit selon sa loi, on n’a personne à convertir, personne à punir. C’est comme une musique qu’on entend, et que nous n’aurions plus qu’à transcrire, ou chanter, spontanément, sans avoir quelque chose à cacher.
Nous n’aurions plus aucune honte de ce que nous sommes. Nous n’aurions plus besoin de conquérir des espaces vierges. Nous serions en phase avec la beauté du monde.
S’il en est ainsi, on peut alors parler de progrès. Par opposition à tout ce que nous vivons qui n’est que déchéance, dégradation des hommes enfermés dans leurs corps, et souillure de la terre devenue horrible. Les incendies, les inondations, les cataclysmes, les accidents nucléaires, les épidémies, tout cela est là pour nous rappeler à l‘ordre. Non pas cet ordre des hommes, mais exclusivement celui des dieux que nous sommes.

Qui est fou ?

Nous avons tout à apprendre, a réapprendre ou nous souvenir. Tout ce que nous éprouvons, biens comme maux, cela nous forme, nous enseigne. Il est impossible de confondre les larmes et la joie, la joie qui devient larme, et les larmes qui se muent en joie. Les instruments du mal, ceux qui sont leurs serviteurs n’auront que ce qu’ils méritent, c’est à dire pas grand-chose, même si leur nom est inscrit dans les livres d’histoire. Tandis que celui qui n’a pas causé de maux mais au contraire cultivé le « bien », cherché la vérité et la beauté, sagesse, bonheur, tout ce qui élève et instruit, éveille et donne envie de vivre et d’aimer, celui qui en a payé le prix de sa personne, celui-là malgré ses blessures fatalement, restera dans les mémoires, livre d’histoire qui ne s’efface pas. Cela constitue une chaîne de vie par delà les morts. On les laisse tranquilles. Nous aurions retrouvé la Vie. La vie serait revenue. Comme la pluie sur nos sols desséchés. Dans ces conditions, nous retrouvons la santé, la légèreté, le bonheur d’être présent sur terre simplement, parce que nous sommes reliés à ces dimensions supérieures recouvrant tous les sens.
Ces dimensions supérieures nous envoient quelques signaux faibles, assez éloquents passant par des canaux inaudibles pour ceux qui sont enfermés et maudits. Par eux-mêmes. Ceux qui persistent dans la voie négative qui s’avère être une impasse complète.
Y a-t-il encore des terriens, dont l’objet , la raison d’être, se tient visiblement dans l’éternité ? Et qui pense, parle et agit selon cela.
Qui est fou ?