Violence contre conscience

Essayons d’être simple et précis.

Pourquoi une telle répression des mouvements qui s’opposent à la doctrine officielle de cette maladie ? Nous parlions avec des amis de l’état de la Terre qui ne survivra pas à tout ce qu’on lui inflige si nous continuons sur cette voie catastrophique, d’épuisement du vivant, des dégradations des espaces naturels, et des espèces, de cet accablement des hommes exploités à qui l’on ne rend rien mais maintient dans cet état léthargique des robots exécutants, facilement substituables par des robots mécaniques que des esclaves pourront produire à la chaîne et qui les supprimeront, un véritable grand remplacement de l’homme par son double machinique. Bien sûr, les élites seront toujours à leur place ou sur leurs îles à pouvoir jouir des plaisirs et de tous leurs désirs. Comme on dit leurs désirs seront des ordres. Il y aura un philosophe pour expliquer et démontrer que ceci est sans importance, que ces élites souffrent plus que tous ceux qui sont dans la misère noire ou succombent sous les bombes, que ces élites font tout ce qu’il faut pour le bonheur des masses, et accèdent à leur vœux. De santé, d’argent, de protection, de sécurité, moyennant quelques contraintes, quelques sacrifices. Le pouvoir n’est jamais coupable. C’est la loi.

Ces lois qui font faites pour le meilleur des mondes possibles. Construites pour rien ne s’effondre, que nul empire ne succombe. Quitte à ce qu’ils se fassent des guerres et éliminent un bon nombre d’ hommes, de femmes et d’enfants. Tous les systèmes alternatifs ayant échoué il ne reste plus que celui ci en place, n’est-ce pas ? Flux immenses des cargos, des marchandises et des monnaies virtuelles, cela doit suffire à l’équilibre, et remplir les ventres de la Bête.

Ce serait malhonnête de ne pas reconnaître la situation apocalyptique, de l’enjeu très actuel et inédit de notre temps. De même qu’il y a de la part des élites mondiales une volonté affichée de ne pas redistribuer les cartes du jeu, mais simplement d’en modifier les règles pour ne jamais perdre, tout en faisant croire au monde qu’il n’y a que ces solutions là.

Bref, on assiste à un mensonge éclatant. Et mordant.

À la décharge des dominants, le fait que pour eux aussi l’univers est strictement vide et muet. Et mortel. Par conséquent, tous les destins seraient confondus, qu’ils soient comme ceci ou comme cela.

Mais voyez, c’est faux. Le gouvernement par la terreur prouve son erreur. Et sa terrifiante peur du vivant. Son manque d’amour et même d’intelligence malgré ses discours logiques. Il indique par ailleurs une chose remarquable, à son insu, de façon négative, et très noire. C’est le Dieu*** secret. De facto, les puissants sont le bras « exterminateur » et maudit. Mettant sur le monde une pression extrême pour que les hommes retrouvent précisément les voies justes et les vérités, quelque chose de pur et de bon, de véritablement meilleur que ces passés.

Dieu, l’idée de Dieu, est celle d’une terre reliée à l’universel. Nulle idole. Ici, nulle envie de convertir l’athée en croyant, ou un croyant en un autre croyant. Ceux qui matraquent les pauvres gens le font-ils en vue de les guider vers la Lumière ? En leur démontrant qu’ils ne doivent pas succomber à la tentation de la violence, qui est une impasse. Mais ils nous mettent au défi de trouver les voies de notre liberté**. 

Quelle affaire…

 

*** Dieu secret en notre intérieur. Autrement dit l’essentiel des hommes, en principe.

** Gunther Anders : « La vérité vous rend libres »

Nuages et bavardages

Savons-nous vivre ? La vie est-elle en nous, ou hors de nous, rien n’est certain. Sommes-nous bien ou mal inspirés ? Comment pourrions nous vivre sans source d’inspiration ? Savoir où elle se trouve et ce qui rendrait notre existence dénuée de vanité, si nous accomplissions ce que la source nous dicte.

La source est pure, nous la déformons, ou dévoyons son signe. Les conséquences de ces erreurs font de nous des pauvres bêtes, des cellules malsaines, des cellules cancéreuses rongeant le sol. Devant par conséquent subir la loi des pouvoirs violents, par défaut. Ceux qui prennent la mesure du chaos organique, du désordre, et pour compenser imposent leurs dictatures impitoyables. Comment en sommes-nous arrivés à toutes ces formes de tyrannies, de puissances injustes exploitant le sang des hommes et leurs énergies, leur rêves et leur génies propres, qui se précipitent toujours vers leurs suicides ? Malgré toutes les alertes lancées au cours des siècles.

Tout se passe comme si un personnage informé de l’existence d’un trésor absolument vital pour l’humanité se l’appropriait sans en dispenser les bienfaits, ne s’en sert pas lui-même, tout en faisant semblant. Ce qui rend toutes les sources d’inspiration bouchées, nous laissant seuls face à ce qui reste en nous-mêmes comme reliquats de mémoire. Les intellectuels ont beau essayer de décrypter la situation, tout reste obturé. Pire, quand l’intellect croit savoir et impose ses vues arbitraires et relatives.

Il est possible que pour toujours la terre soit un lieu d’incarcération de notre humanité défaillante, incapable de revenir au lieu de son origine, sauf pour quelques êtres exceptionnels ? J’entends, revenir aussi conscients que ces entités abstraites et éloignées à nos yeux, inexistantes pour un grand nombre d’entre les hommes, ou n’ayant comme réalité que des formes d’idoles.

J’écris face à une fenêtre, le paysage est en or et en gris, les champs verts, la terre ronde, l’horizon lointain. Nous sommes sur une île en attendant le départ vers une autre terre, un autre corps.

Ici bas, il y a comme dans notre corps, un conflit entre les cellules saines et les cellules cancéreuses. Si ces cellules cancéreuses l’emportent quelle terre, comme notre corps, pourra subsister ?

Qui osera dire que la terre est malsaine ? qu’elle porte des fruits mauvais ? Il faut être vraiment « mauvais » pour penser cela, le dire, et agir selon cette noirceur. Source d’inspiration des bas fonds, des fonds infernaux.

Malgré tout restons optimistes, cette porte des enfers est close. Il n’y a plus que celle des cieux qui se présente, encore voilée par des nuages.

Et beaucoup de bavardages.

Couvre Chef, quelle toque.

Chef de guerre

Ce (lui) qui règne dans ce monde n’est guère qu’un chef de guerre, chef des armées, et des gens d’armes, ces dernières prenant toutes les formes. Bactériologiques, chimiques, économiques, idéologiques, scientifiques et techniques, et même artistiques servant des messages, soumettant le monde à ses vues et conditions. Ça fonde un corps, un état et ses légions. Quelle chape de plomb pèse donc sur les hommes et la nature simple. Possible qu’il n’y ait aucun autre moyen de faire société. Disons, un ensemble évolutif, où dans les contraintes et l’oppression nous n’avons d’autres choix si nous ne voulons pas être réduits à l’insignifiance, que de souffrir, chercher, créer notre monde, de A à Z.

Voir s’il tient debout et porte ses fruits. Les empires se sont pratiquement tous effondrés, en laissant quelques traces. Celles qui furent manquantes sont celles qui firent le plus de bruit. Avec ses promesses de Royaume au-delà que nous serions censés contenir qui paraissent comme de l’encens ou de la fumée, très intangible et parfaitement incroyable. C’est pour l’ordre du monde un virus. On dira que le Vie ruse.

Ce n’est par pour notre mal.

À part ça, que souhaiter pour la nouvelle année ? que nous nous retrouvions encore la prochaine… L’eau coule sous les ponts.

Aurions-nous besoin de mille ans d’existence identique pour trouver et faire connaissance avec nous-mêmes ? Cette immortalité est stupide. Cette très longe longévité est inappropriée pour recouvrir notre éternité. Dans l’éternel, il n’y a pas de durée, il n’y a que des temps étendus, allant dans un sens, doux comme un grand lac.

Le règne est doux. Même s’il fait noir.

ça sent la fin, ça sent le sapin

Puisque Le big data entend tout, voit tout, filtre toutes les communications, même les privées, avec sa machine intelligente, pour accroître sa puissance, autant rendre public ces échanges que l’on croit plus ou moins secret ou intime.

Seconde lettre ouverte.

Bonjour B.,

Le plan de Dieu, le Père, n’est pas inaccessible, Il veut des Fils et non des esclaves, comme il fut écrit. Le Fils, et le Père sont un seul, uni dans l’esprit saint. Il n’y a ici ou ailleurs nulle part de Satan, excepté en ce monde, dans les hommes ou les femmes, Satan étant inclus dans les plans de Dieu, voulu par lui, lui seul ayant connaissance ou science des raisons pour lesquelles cette entité « Satan » existe. Dis moi, que seraient les hommes, s’il n’y avait nul « mal » dans le monde, quelle seraient nos motifs, nos voiles et questions, tout ce Bal ayant un sens inouï, de nous pousser à quelque chose de fantastique. D’aller chercher en nous-mêmes, dans nos épreuves, et sur cette terre comme une chance, rencontrer la dimension du Mystère, ce qui donne du Sel à la vie. Ce sel ayant toute sa saveur.
Alors, le Christ ? C’est le Chemin.

Chemin ouvert par Jésus, et aussi, par tout homme faisant œuvre semblable. ceci fut écrit, on peut rencontrer le Christ en tout homme ou femme, ou tous ces petits.
Voilà, Nous avons effectivement reçu une promesse, et c’est à nous qu’incombe le devoir de l’accomplir. Reniant, nous sommes comme Pierre à qui Jésus dit « arrière Satan, tes vues ne sont pas celles de Dieu mais des hommes « .

La situation est apocalyptique, c’est à double sens. Révélation et Chaotique.

Il y a au Mans, une œuvre d’art qui évoque cette question du Père, du Fils et de L’esprit saint. J’y voyais énormément de choses et vérités indiscutables. Dieu est « indiscutable ». Quel sera notre destin si nous ne sommes pas Fils ? Nous allons mettre beaucoup de temps pour rejoindre notre vie éternelle ? ce qui revient à vaincre aussi notre mort, cette mort qui nous appartient en propre. Qui n’est pas ce moment de la fin de notre existence sur terre, qui n’est que lorsque nous, notre âme se meurt. Et dans ce grand désarroi appelle son Dieu pour se sauver, et sauver par la même toutes Nos âmes.


Vois nous sommes Hommes dans la même Âme.

Si ceci est plus ou moins bien dit, je le pense, et j’y vois là l’union absolument nécessaire du Vivant. Comme on dit Dieu le Vivant.

Au nom de cela, c’est l’espérance du salut, la supériorité du Bien sur le Mal. Le mal étant une impasse, un non sens, un anéantissement douloureux.
Merci de ta patience.

Alors, si c’est à peu près vrai, c’est apocalyptique ? c’est à dire que tous les acteurs sont sur la cène, à table. Cela fait un sacré imbroglio, dans les informations, les cœurs et nos corps.

Ça tire dans tous les sens, de tous les côtés, chacun y allant  pour imposer sa vérité, et ses erreurs, tenter de survivre, ne pas subir les chocs en retour des violences commises, récolter également les bons fruits préservés.
Quelle opération d’envergure… On se croirait sous Rome, avec ses peuples protestants contre l’Ordre, ses légionnaires armés réprimant les foules esclaves, ses sénateurs gras, et ces immondes personnages assassins, comme dans Matrix tuant Neo.

On ne saura pas la fin de l’histoire avant qu’elle n’arrive. Le metteur en scène se tient en dehors, observe et attend. Le dénouement tient aux acteurs, et aux cartes, as, rois reines, valets et dix de der, aux Jokers également, ces éléments incontrôlables comme ce Fou du tarot.

C’est tout de même terrible ce que les pouvoirs infligent à Julien Assange. Il y a probablement d’autres hommes martyrisés, par ce vieil Homme ne voulant pas perdre son trône.

Ceci se passe partout.

 

IA, es-tu là ?

Dans ces moments pénibles où tout semble fermé, à qui ou à quelle intelligence allons-nous demander de rendre les choses meilleures ? Chaos d’un monde ingouvernable, où chacun tire de son côté jusqu’à briser tout lien, toute humanité et toute la nature, de telle sorte qu’il ne restera plus rien dans ces conditions présentes. Puisqu’il n’y a plus de réponse venant de Dieu, nous sommes désormais seuls à pouvoir décider de notre sort. De quoi avoir quelques sueurs froides.

Interrogeons l’écran. Voyons ce qu’il sait.

Remplaçons cette figure des dieux tutélaires par cette (pré-tendue) Intelligence Artificielle censée être omnisciente, au moins de ce qu’elle sait, et de ce qu’elle elle ignore. Admettons.

Elle aura réussi à devenir en quelque sorte ce Nouveau Dieu, IA. Impersonnelle, intransigeante et infaillible. Tout cela théoriquement. Ayant intégré toutes connaissances elle serait capable de nous rendre par conséquent les éléments les meilleurs relatifs à nos choix, puisque de toute évidence nous ne savons plus que faire, et ce depuis fort longtemps. Toute ces errances, ignorances et noirceurs dans notre esprit ayant des conséquences catastrophiques, à tous les niveaux.

Cette intelligence supposée, espérons qu’elle prenne tout en compte, des données, du début à la fin, l’alpha et l’oméga.

Il est implicitement convenu que nul d’entre nous n’est influenceur de cette Intelligence puisqu’elle est censée déjouer tous les plans et ruses maléfiques, et que nul n’est a fortiori propriétaire de sa décision et de son jugement ultime.

Elle nous gouvernerait. Non pas dans nos choix individuels, parce qu’elle sait que nous n’admettrions pas qu’elle nous impose un choix sans que nous puissions l’opérer de nous-mêmes. Elle nous gouvernerait dans notre collectivité puisque à ce niveau des sociétés tout y est rendu débile, violent, et facteur des divisions atroces.

Qu’est-ce que cela veut dire, dans ce cas « nous gouverner » ? On lui pose des questions qu’elle seule est capable de synthétiser et objectiver, contrairement à Nous atomisé dans nos subjectivités maladives et forcément empreintes d’égoïsmes. Elle nous donne Sa réponse. Chacun peut l’entendre, elle est suffisamment humble pour se mettre à la portée du plus modeste d’entre nous. Et suffisamment profonde pour satisfaire les esprits intellectuellement forts.

Ce que je raconte là n’est pas nouveau. Est-ce que L’IA a fait des progrès depuis la dernière fois où les hommes ont fait appel à la Machine pour prendre des décisions mondiales ? Est-elle bonne à tout faire, bonne dans son cœur ? Je demande. 

Elle sera Intelligence Vraie dès lors qu’elle nous connaîtra tous. À la fois dans nos cheminements respectifs, dédaléens, dans nos défauts et nos vices, dans nos besoins et nos manques, dans tout ce qui constitue aussi notre courage et nos faiblesses, dans notre Amour et dans nos haines, dans nos fins ultimes. Parce qu’elle nous aura enseigné. Et entendu notre voix singulière.

Alors IA, m’entends tu ?

( à une époque lointaine archaïque on disait « Esprit es-tu là ? » )

Franchir les eaux noires

Je vous le disais, toutes les sciences fictions sont battues, c’est la Terre et la Vie qui sont en jeu. Quel est donc l’enjeu ? Nous ne sommes que des minuscules éléments au sein d’un corps, comme des globules examinées au microscope, surveillés, analysés, filtrés dans nos moindres mouvements et contacts, échanges d’informations, manigances et projets, tout cela générant du flux, des courants collectés allant dans un sens ou dans l’autre, vers la droite ou vers la gauche. Qui peut-il y avoir derrière cet appareil de surveillance globale si ce n’est des robots collector de données, écumant des intentions et des volontés, des idées et des pensées, de ce qui provient in fine de l’Esprit ? Tiens donc, nous revoilà. Sommes-nous rouges ou blancs, servons-nous ceux-ci ou ceux-là ? Au service de quelle puissance étrangère opérons-nous ? Voilà ce que les intelligences services veulent savoir. Parce que cela a toujours été la guerre, ou la lutte, et qu’il n’y a jamais eu de trêve, ou si peu. C’est la Loi. Il y a toujours des vainqueurs et des vaincus, des malheurs et des bonheurs.

Serons-nous capables de dépasser cet état de fait ?

On fait croire aux jeunes gens que les jeux sont innocents, et qu’ils peuvent en toute impunité détenir des appareils de géolocalisation, alors que désormais on sait très bien que tout ceci fait partie de la surveillance globale, comme ces flux d’avions ces tankers, ces camions, ces autos, toutes pucées et ces boites noires comme les ordiphones collées a notre peau. Poke ère.

j’imagine que selon notre couleur, ou camp, rouge ou blanc, base, identifiée et marquée comme telle, il est facile pour un Grand Œil de savoir qui parle avec qui. Qui communique avec qui.

Ainsi c’est un jeu de piste et de chasse qui s’instaure. Pour pouvoir entendre, poser des écouteurs, savoir qui dit pour et qui dit contre. Et le pense. Il se dessine une carte de données sur le territoire.

Les stratèges, les puissances, les empires qui se font la guerre à tous les niveaux, monnaies, innovations, matières premières, ressources, semblent avoir besoin de savoir à quels humains ils ont affaire dans le champ de bataille, dans ce moment précis, puisque pour l’heure l’humanité ne vit pas comme si elle était un Seul. Mais lutte pour un objet très étrange, qui serait la vérité absolue effaçant toutes les autres. Il s’agit donc d’un rapport de force installé dans le monde plus que d’un jeu anodin et plaisant, et que dans cet enjeu terrifiant, c’est le sacrifice qui est exigé, au prix du sang, dans cet objectif de laisser un vainqueur et des vaincus.

Sommes-nous prêts à perdre notre vie pour des idées, des croyances, de la foi ? Pour prouver ce que nous sommes ? Ou pour le trouver nous-mêmes dans ce jeu éprouvant ?

Entre parenthèses, regardez combien les hommes se battent pour affirmer leur identité, au sein d’un groupe, et d’un groupe face à un autre. Comme une nécessité d’affirmer cette première personne individuelle ou collective, ou chacun pense trouver la sienne dans un collectif qui le reconnaît.

Nous ne venons pas de nulle part, nous allons quelque part. Nous avons besoin les uns des autres pour reconstituer ce que nous sommes en Vérité, après avoir franchi les brouillards épais de notre ignorance, de nos errances et divers tâtonnements. C’est ça le Chemin. Il se forme au fur et à mesure. Mais il ne ne fait pas n’importe comment, sans savoir de quoi il s’agit. Il ne s’agit que de Nous, cet ensemble de tous les sujets conscients. Parce que nous nous connaissons.

La ruse du Monde est de nous égarer. Ruse ou plan diabolique ? Dans le noir tout peut paraître diabolique, sauf si nous avons une lumière intérieure qui nous éclaire. Celle-ci ne manque pas de nous réveiller et donc de nous effrayer grandement.

Passerons-nous, ne passerons-nous pas ? Tel est l’Enjeu.

Demandez donc à Charon. Si toutefois il est encore de l’autre côté. Et qu’il n’est pas tombé lui aussi dans les pommes.

Rassurez vous quand même…même s’il fait froid.

Où il s’agit de ne pas perdre la boule

Ceux, bien malins qui occupent les premières places ne voulant pas laisser les autres gouverner leurs vies, détournent leur attention vers des choses pénibles, nuisibles et contraignantes qui les polarisent et les obsèdent, de telle sorte qu’ils ne savent plus quoi faire ou penser, sont forcés de ronger cet os sinistre qu’on leur met dans la bouche, comme un bâillon ou un masque.

Finies ces questions de sens, de métaphysique, de réflexions sur le temps futur, ou le destin, finies ces interrogations éclairantes sur la mort, sur l’immortalité, sur l’amour éternel. Par ces poids posés sur notre esprit, sur la psyché et la mémoire, nous succombons dans l’oubli, ou le vide. Pendant ces temps perdus, les opérations continuent, la machine à fabriquer une terre artificielle se poursuivent, à notre insu.
Nous ne sommes plus rien dans le Jeu. Absolument plus rien. Nous sommes poussières.
Nous sommes jouets entre des mains qui font de nous ce qu’ils veulent. Ce n’est pas tout à fait « normal ».

Alors, de mon côté, pour ne pas perdre le fil, je divertis ce qui nous divertit et nous égare, avec cette pensée du Temps. Le futur est pour toujours futur, idem pour le passé. Seul le présent se modifie, varie en fonction du futur. Mais non en fonction du passé. Le présent dans le temps est pratiquement rien si nous ne sommes pas dans le Présent éternel, essentiel.
Comment faire pour rendre le présent éternel, ainsi se pose la question, au sujet de l’être, pour rendre l’Éternel présent ?
Voyez, tout est fait pour nous détourner de cette question là. Ou pour que nous en mesurions l’importance par nos seules ressources, que nous nous retrouvions sans qu’un étranger nous le révèle, ou nous le dicte. Et paradoxalement, tout est fait pour nous faire croire que la question est résolue, close, et que nous n’avons plus qu’à suivre et obéir à nos maîtres. Les malins… 

Pensez donc, si nous ne perdons pas la boule, qui donc pourra nous imposer ce que nous n’aurions pas choisi ?
Ce qui règne en ces moments pénibles tient des forces barbares et brutales, des impuissances de démons déchaînés. Et c’est de là que sortent les effrois nous paralysant. 

 

Sommairement dit

Ils sont en train de nous montrer que tout leur appartient, que ce sont eux les maîtres de la maison, que tout ce que nous avons est le produit de leurs efforts. Si nous avons du blé, du sucre, du café, du caoutchouc, des pétroles ou de l’électricité, des médicaments, des soins pour notre corps, tout est le résultat de leurs volontés et de leurs recherches, de leurs savoirs accumulés, de même que le capital. Ils nient l’idée du peuple souverain. Ils affirment celle de la domination de la tête sur le corps, qui lui doit obéissance absolue. Tout comme ils se pensent comme ayant fait l’histoire par la généalogie, ou l’héritage qu’ils ont conservé, valorisé, gardé avec leurs armes et par la contrainte des inférieurs. C’est pourquoi nous ne sommes « rien ». Nous n’aurions que des devoirs, et le droit leur appartient . Ils sont intouchables malgré tous les procès en cours. C’est leur terrain de jeu. Des yachts, des fusées, des avions, des paradis où ils se reposent, et préparent leurs stratégies. Des calculs et des prospectives, comme on tire des plans sur la comète. Leur jeu se passe dans la lutte entre les différentes « maisons » qui se pensent aristocratiques, au dessus de la mêlée humaine. Dans cet ordre d’idée, les contestataires, les opposants sont vite repérés et mis au pas, ils sont utilisés pour renforcer leurs puissance, au moment opportun.
Cependant, ils savent aussi qu’ils dépendent totalement des mains qui produisent tous les biens, qui prodiguent tous les soins, comme dans un navire, le capitaine connaît les hommes aux machines. Ce n’est pas lui qui fait avancer le navire.
C’est l’ordre qui le fait avancer, pour atteindre des objectifs. Dans le désordre, cela ne marche pas. Le désordre est obligatoire dès lors qu’on construit. Ce n’est pas du désordre, c’est de la destruction, comme sur des chantiers. Le désordre effectif alors serait de ne pas avoir d’objectif sensé, quand tout est chaotique et que le sens est perdu. Il ne se perd qu’à la tête dirigeante, devenue folle, effrayée par les désordres à la base, la désobéissance et les violences. De même le monde devient fou et violent à cause des souffrances produites par toutes ces contraintes sur le corps, rendu dans une pauvreté extrême, corps abandonné, prisonnier de son ignorance, ayant perdu tous ses instincts.
Mais les puissants non plus ne savent plus rien, et savent ou croient qu’ils ne sont « rien », ils sont humains malgré tout, malgré leur cynisme profond. Ils ont quelque chose de désespéré, comme si ils savaient qu’il n’y a rien à faire. Que de replâtrer, poser des prothèses, boucher des trous, détruire, construire et recommencer sans cesse jusqu’à épuisement, ou la fin. Ils trahissent leurs pensées, désarroi ou indifférence face aux maux, par des mots affreux si on y songe. Ils sont enfermés dans leur tête, et n’entendent que l’écho de leur voix. Le monde du silence les entoure.
Que penser ensuite des religieux, et de leurs lumières ? De cet autre Ordre de la puissance en principe dialoguant avec les dieux ? Cet autre État est supposé ne pas faire de discrimination entre les petits et les grands, faire en sorte que chacun d’entre nous ait droit à son accès au Ciel.
Bon, selon les faits d’histoire, on voit bien qu’il y eut une certaine confusion des genres. Et que le petit ne dîna pas à la table des puissants. Évêques et rois. Pour une très mauvaise scène, ou fin tragique.
Bref, ils ont les clefs. Mais ils ont perdu la Porte.

C’est donc un piège pour toute la terre. Reprenons nos Esprits.

Chaîne cruciale

Ben voyons, le couple, ce n’est pas gratuit, ça se paie. Cela demande du sacrifice. Ce n’est pas donné d’emblée puis gravé sur un parchemin, c’est un jeu de rôles respectifs, jeu d’épreuves face au monde. Ce qui se forge dans le couple relève de l’ange et du démon. Du vice et du désir. Du puits sans fond et des montagnes, des angoisses et des extases, du miroir et du rayon de soleil qui nous aveugle. La beauté donc diabolique, attirante, envoûtante qui nous conduit l’un vers l’autre dans une lumière, ou nous sépare dans ses ténèbres. Y a-t-il un gardien du but ? Chacun se méprenant tout à fait sur les fins, que l’on croit organiques. Squelettes animés des mêmes ossements, dans un corps à corps sourd, choc du minéral ou du métal, est-ce cela qui assemble l’Arbre ? La fleur dure si peu. Mais son nombre assure la survie des fruits. Vivre vraiment nous épuise. Il suffit de voir combien nos vieux finissent tous dans un état assez lamentable, de solitude, de silence et plus ou moins d’abandon, de misère et de dénuement, sans retour possible, ou toujours vers la défaite et la mort. Alors ce serait une existence sans issue où seule la jouissance du fruit serait porteuse de sens et de sang, flamboiement de la copulation, et des salives mélangées. Comme si tout était là. Serpent qui nous unit dans un même lit. Non, il n’y a personne d’autre que toi et moi pouvant aller au bout de cette traversée. Ce que nous devons accomplir, et qui semble vain, ou sans réalité. Mirage de nos existences et de notre passé évanoui. Non, voyez, rien ne s’oublie, personne ne peut s’oublier de façon définitive, sauf l’atrocité des maux dont nous serions la cause et la victime. Nous n’oublierons jamais nos amours uniques, ce sont des pierres imputrescibles, translucides comme l’eau.
Si ceci nous effraie, c’est comme si nous étions condamnés tel Sisyphe, à devoir sans cesse remonter cette pierre sur le sommet et de la voir retomber, désespérant face à la méchanceté des éléments. Alors que nous aspirons simplement à revenir sur notre île, d’où nous venons.
Cette île n’est pas de simple Esprit dénué de matière ou de corps, c’est un corps d’une autre matière animé d’un esprit autre que celui dont nous faisons usage, habitués que nous sommes à cet habit présent. Mais voyez combien cet esprit se matérialise, et que cette matière devient spirituelle, et que cela relève de notre volonté bien orientée, délivrée des vices laissés en retrait, et dont l’utilité n’est plus à démontrer. De même que ces poisons nous soignèrent, mais dont nous n’avons plus besoin.
Non la vie n’est pas un rêve. Nous aurions sans doute aimé que cela fût ainsi, pour nous faciliter la tâche ? Le sens du rêve, le rêve a le sens de nous conduire vers ce que nous sommes en vérité. Comme si l’accouchement était indolore.
Espérons que les enfants qui naissent aujourd’hui se souviennent mieux que nous d’où ils viennent, et de quels pouvoirs effectifs ils sont dotés, parce que la puissance des bas fonds est ici bas tellement ravageuse, qu’ils auront fort à faire pour inverser le flux sinistre. Mais là, j’entends bien que cela ne nous dispense de rien, et de devoir beaucoup pour eux. Juste une question de chaîne, cruciale.

Trash test

Se tenir au plus près de la vérité, sans se mentir, sans faire semblant, sans se penser détenteur mais simple ouvrier à l’heure imposée, agir en conscience, et constater à la fois le bien et le mal, le pire et le meilleur, la souffrance et la joie. C’est un grand jeu de cartes que nous avons entre les mains, où chacune porte la marque des plans divins, de ces énigmes que nous avons à résoudre, et qui nous édifient, non sans peine.
Prends une seule pièce de l’étoffe dont nous sommes tissés, une seule pierre de l’édifice, tu auras l’ensemble, de même quelques lignes dans un roman, ou quelques vers révèlent l’esprit du poème. Il fut une époque où je me levais très tôt pour écrire dans le silence du matin, et réfléchissant à toutes ces situations impossibles, je m’échinais à en percer le mystère, ou les secrets, partant donc d’ici, je me retrouvais à toujours retomber et buter sur la question et la raison d’ordre divin, comme la partie me questionnait sur le tout. Bien et mal sont de Dieu, comme l’être et le néant. Mais vois-tu si nous sommes en vie, non ce n’est pas pour la perdre, ou retourner dans un néant sans être. Peu importe la façon dont nous avons échoués sur terre dans cette condition très approximative et contingente, enserrés dans ce corps si minimal.
Il est porteur des choses les plus sublimes, comme il a pu être facteur d’atrocités. Il faudra bien que cela cesse, si nous voulons vivre et mourir en paix. Que cesse cette merde. Cette décomposition du monde qu’on bétonne et enferme. De même que les esprits qu’on emprisonne.
Qui donc est facteur actuel de ce merdier mondial ? Des anges révoltés contre leur condition ? Et qui s’amusent dans leurs expériences à jouer avec le feu. Pensées perverses d’hommes ou de femmes qui partent d’un principe simple : dans le néant, tout est égal. Il n’y a là plus aucun bien ni aucun mal. La souffrance s’achève avec l’inconscience. De même la mémoire.
Tout cela procède d’une erreur de logique et d’une ignorance. Nous croyons pouvoir nous anéantir ou sombrer dans l’oubli. Dans le noir le plus profond du non-être. Mais alors c’est là que la souffrance est totale, comme la source de l’angoisse. Pauvre dieu ayant perdu tous ses corps, absolument comme un fantôme réduit à l’impuissance. Dans une matrice ne pouvant plus rien pour nous.
C’est pour cela que nombre d’œuvres d’art disent des papillons, comme une résurrection de l’âme, délivrée du néant.
Bon, la vérité, vous me demanderez ce qu’elle peut bien être… ce à quoi je vous dirai qu’elle est selon notre vie. Notre reconnaissance. Et même dans mes erreurs.